JORF · 12 Sep 2026 · 4 vistas
Un délégué ministériel recherché pour l'axe Méditerranée-Rhône-Saône
Por FactBox Admin

Le ministère des transports lance un appel à candidatures pour pourvoir un emploi de directeur de projet (groupe I) à l’administration centrale, dont le titulaire exercera les fonctions de délégué ministériel à l’axe Méditerranée-Rhône-Saône. L’avis de vacance, publié au JORF n°0213 du 12 septembre 2026 sous la référence NOR TRAK2624194V, annule et remplace l’avis paru au Journal officiel du 25 août 2026. Le poste est localisé à Marseille.
Un poste stratégique pour le corridor MeRS
Le corridor Méditerranée-Rhône-Saône (MeRS) constitue un axe économique, industriel et énergétique majeur reliant la façade méditerranéenne — notamment les ports de Marseille-Fos, Sète et Toulon — à l’hinterland industriel du Rhône et de la Saône jusqu’à la Bourgogne. Il concentre plus du tiers du PIB français et 25 % de la production électrique nationale. Faute d’une gouvernance intégrée satisfaisante, l’axe n’exploite pas pleinement son potentiel logistique, essentiel à la souveraineté économique et à la transition énergétique.
Le délégué ministériel sera placé auprès de la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM), sous l’autorité du ministre des transports, et travaillera en étroite relation avec le préfet Auvergne-Rhône-Alpes, préfet coordonnateur de l’axe. Il devra se rendre de façon hebdomadaire sur les principaux sites de l’axe et auprès des administrations centrales.
Des missions de gouvernance et de décarbonation
Le titulaire animera un directoire présidé par le préfet coordonnateur, structure souple associant l’État, les autorités politiques et les acteurs économiques, ainsi qu’un comité des parties prenantes. Parmi les premiers chantiers figurent :
- la mise en place du directoire et de son secrétariat, avec des membres permanents (présidents de conseils régionaux, préfets, président du directoire du grand port maritime de Marseille, présidente du directoire de la CNR) et des membres associés (Voies navigables de France) ;
- la validation du schéma directeur de l’axe et la préparation d’un GIE foncier ;
- l’accélération de la massification fluviale et ferroviaire ;
- la transformation du Conseil de coordination interportuaire et logistique (CCIL) en comité des parties prenantes ;
- la mise en place d’une marque commune des ports de l’axe ;
- le suivi du contrat de plan interrégional (CPIER) Rhône-Saône dans sa dimension transport et logistique.
L’ambition stratégique impulsée par le Président de la République repose sur trois objectifs prioritaires : la réindustrialisation verte de l’axe, la sanctuarisation des fonciers « clés » pour les plateformes industrielles et logistiques, et l’intensification du report modal fer/fleuve vers les hinterlands proches (Lyon, ports de la Saône) et lointains (Italie, Suisse, Allemagne).
Conditions et procédure de recrutement
L’emploi est à pourvoir dans les conditions prévues par le code général de la fonction publique (articles R. 342-1 à R. 342-17) et le décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’État. La durée d’occupation est de trois ans, renouvelable une fois dans la limite de six ans, avec une période probatoire de six mois. La rémunération comprend une part indiciaire et une part indemnitaire, complétée d’un complément annuel lié à la manière de servir.
Le dossier de candidature, comprenant une lettre de motivation et un curriculum vitae détaillé, doit être adressé par voie électronique dans un délai de quinze jours à compter de la publication de l’avis. L’autorité de recrutement est le secrétaire général du ministère, représenté par la délégation à l’encadrement supérieur ; l’autorité dont relève l’emploi est le directeur général des infrastructures, des transports et des mobilités, M. Rodolphe GINTZ. Les candidats présélectionnés par l’instance collégiale seront auditionnés avant la proposition de nomination.
Une étape clé pour la réindustrialisation
Ce recrutement marque le point de départ d’une nouvelle gouvernance pour l’axe MeRS, appelé à consolider la dynamique amorcée ces dernières années. En confiant à un délégué ministériel la coordination d’un corridor qui pèse plus du tiers du PIB national, l’État engage une structuration de long terme, notamment en anticipation de la fin du contrat de concession de la CNR, au service de la décarbonation du transport de marchandises et du développement industriel et logistique du territoire.
Source : Avis de vacance des fonctions de directeur de projet à l’axe Méditerranée-Rhône-Saône (administration centrale) — rectificatif, NOR TRAK2624194V, JORF n°0213 du 12 septembre 2026, ministère des transports.