Diário da República · 23 Sep 2026 · 7 vistas
Le Portugal et l'Angola signent un accord de coopération en matière de protection civile et de pompiers
Por FactBox Admin

Le Décret n.º 20/2026 approuve l’Accord de Coopération entre la République Portugaise et la République d’Angola dans le domaine de la Protection Civile et des Sapeurs-Pompiers, signé à Lisbonne le 25 juillet 2025. Le texte a été publié au Diário da República, 1re série, n.º 185, du 23 septembre 2026, et établit un cadre d’échange d’experts, de formation et d’assistance mutuelle en cas d’accident grave ou de catastrophe. L’exécution de l’accord est confiée à l’Autorité Nationale d’Urgence et de Protection Civile (ANEPC), pour la partie portugaise, et au Service de Protection Civile et des Sapeurs-Pompiers, pour la partie angolaise.
Le décret a été approuvé en Conseil des Ministres le 6 août 2026, signé par le Président de la République, António José Martins Seguro, le 15 septembre 2026, et contresigné par le Premier Ministre, Luís Montenegro, le 16 septembre 2026. Le Gouvernement invoque l’alinéa c) du n.º 1 de l’article 197.º de la Constitution pour approuver le texte, dont la version authentique en langue portugaise est publiée en annexe.
L’accord a été souscrit, pour la partie portugaise, par Paulo Artur dos Santos de Castro de Campos Rangel, Ministre d’État et des Affaires Étrangères, et, pour la partie angolaise, par Téte António, Ministre des Relations Extérieures. Le préambule réaffirme les liens historiques entre les deux États et rappelle l’Accord Spécial de Coopération en Matière de Sécurité Intérieure, signé à Luanda le 12 juillet 1995, ainsi que la Stratégie de la Coopération Portugaise 2030, dont l’axe thématique 2 prévoit le développement de capacités dans le domaine de la sécurité.
Modalités de coopération
Les Parties s’engagent à développer une coopération conjointe en protection civile et sapeurs-pompiers à travers :
- L’échange de spécialistes et le partage de bonnes pratiques en protection civile ;
- Des activités d’entraînement pour les spécialistes en protection civile ;
- L’étude de questions d’intérêt commun et l’échange de méthodologies sur la législation et la réglementation en matière de prévision, prévention, évaluation et réponse ;
- La participation à des exercices opérationnels conjoints ;
- La prestation d’assistance mutuelle en cas d’accident grave ou de catastrophe ;
- La formation de cadres et de formateurs en protection civile et sapeurs-pompiers.
Le contenu de ces modalités est défini par la Commission Mixte prévue à l’article 6.º de l’accord.
Commission Mixte et autorités compétentes
Une Commission Mixte de Protection Civile est constituée, composée de représentants des autorités compétentes des Parties, responsable de programmer les activités, d’en suivre le développement et de proposer les adaptations jugées pertinentes. La Commission se réunit alternativement sur le territoire de chaque Partie, une fois par an, ou chaque fois qu’une des autorités compétentes en fait la demande, et peut inclure des entités publiques ou privées invitées en raison de leur compétence particulière.
Chaque Partie doit notifier formellement l’autre, par voie diplomatique, en cas de modification de son autorité compétente respective.
Assistance mutuelle et charges
L’assistance peut être sollicitée dans des situations d’accident grave ou de catastrophe, actuelle ou imminente, et doit couvrir la totalité ou une partie des territoires des Parties. La demande doit indiquer le lieu, le moment, la nature, l’étendue et les paramètres de l’urgence, ainsi que l’assistance requise et les priorités respectives. Les membres des équipes doivent être munis d’un document d’identification valide et le chef de mission d’une liste du personnel et de l’équipement transporté.
Quant aux coûts, l’État hôte prend en charge l’hébergement du personnel et les transports locaux sur son territoire, sauf décision contraire, tandis que la Partie Requérante assume le ravitaillement des équipes et des biens nécessaires au fonctionnement de l’équipement. Les autres coûts incombent à la Partie Requise, et la coopération s’effectue dans les limites des budgets des autorités compétentes.
Entrée en vigueur et dénonciation
L’accord entre en vigueur 30 jours après la réception de la dernière notification écrite, par voie diplomatique, attestant que les exigences du droit interne des Parties ont été remplies. Il est valable pour cinq ans, renouvelable tacitement pour des périodes égales, et peut être dénoncé moyennant un préavis minimum de 180 jours avant le terme de la période de validité en cours. Tout différend qui ne serait pas résolu à l’amiable dans le cadre de la Commission Mixte sera solutionné par négociation, par voie diplomatique.
L’approbation de cet accord apporte une couverture juridique stable à une coopération qui reposait jusqu’à présent sur des programmes stratégiques et des projets isolés, avec un impact direct sur les pompiers et les structures d’urgence des deux pays. Pour le Portugal, cela consolide le rôle de l’ANEPC en tant qu’interlocuteur technique dans l’espace de la lusophonie et ouvre la porte au partage de moyens et de connaissances dans des scénarios de catastrophe, y compris la formation de cadres angolais.
Source : Diário da República, 1.ª série, n.º 185, du 23 septembre 2026, Présidence du Conseil des Ministres, pág. 1-6 (référence officielle : Décret n.º 20/2026).