BOP de Cáceres · 13 Oct 2026 · 7 vistas
Portaje approuve un protocole contre la violence de genre et le harcèlement
Por FactBox Admin

Le conseil municipal de la Mairie de Portaje a approuvé, lors de la session ordinaire du 1er octobre 2026, le Protocole d’action contre la violence de genre et le harcèlement en milieu professionnel applicable aux employées et employés publics municipaux. L’accord est publié dans le Boletín Oficial de la Provincia de Cáceres numéro 0196, du 13 octobre 2026, au sein de la Section I de l’Administration Locale, et entre en vigueur le lendemain de sa publication officielle, avec une validité indéfinie.
Approbation à l’unanimité du conseil et entrée en vigueur
La session plénière a compté la présence des sept membres de la corporation, qui ont adopté l’accord en trois points. Le premier approuve le protocole, dont le texte intégral est joint en annexe. Le second fixe l’entrée en vigueur au lendemain de sa publication dans le bulletin provincial et une validité indéfinie, sans préjudice des mises à jour ou révisions périodiques prévues dans le document lui-même. Le troisième habilite la direction du personnel à assurer la plus large diffusion interne du texte auprès de l’ensemble du personnel.
L’annonce est signée à Portaje le 6 octobre 2026 par le maire, David Ramos Sánchez, et s’étend des pages 23218 à 23227 du bulletin, sous la référence officielle BOP-2026-4779.
Accréditation, communication et activation sous 48 heures
Le protocole s’applique à toutes les femmes ayant un lien contractuel avec la Mairie de Portaje qui sont victimes de violence de genre. La qualité de victime est accréditée par :
- Un jugement condamnant pour un délit de violence de genre.
- Une ordonnance de protection ou toute autre résolution judiciaire avec mesure conservatoire en faveur de la victime.
- Un rapport du Ministère Public indiquant des indices de violence de genre.
- Un rapport des services sociaux, spécialisés ou d’accueil de l’administration compétente.
- Exceptionnellement et pour des raisons d’urgence, une demande motivée sans accréditation documentaire préalable, sans préjudice de sa présentation ultérieure.
La communication, privée mais non anonyme, est adressée par courrier électronique à l’adresse habilitée ou à la personne de référence choisie par la plaignante au sein de la Commission d’Égalité. La situation peut être communiquée par la victime elle-même, la représentation légale ou syndicale du personnel et toute autre personne ayant connaissance des faits. Une fois l’avis reçu, la personne de référence dispose d’un délai maximum de 48 heures pour informer, conseiller et accompagner la personne concernée.
Droits du travail et tolérance zéro sur le lieu de travail
Le texte détaille les mesures professionnelles applicables tant que la situation de victime est accréditée :
- Absences totales ou partielles considérées comme justifiées.
- Réduction du temps de travail ou réorganisation du temps de travail, avec rémunération intégrale lorsque la réduction est d’un tiers ou moins.
- Préférence dans l’application du télétravail lorsque cela est possible.
- Suspension du contrat à l’initiative de la travailleuse, pour une durée initiale maximale de six mois.
- Mise en disponibilité sans exigence de temps minimum de services préalables, avec réserve du poste pendant les six premiers mois et prorogation de trois mois jusqu’à un maximum de dix-huit.
- Rémunérations intégrales pendant les deux premiers mois de disponibilité.
Dans le domaine strictement professionnel, les faits constitutifs de violence de genre sont considérés comme une faute professionnelle très grave et peuvent donner lieu à des sanctions disciplinaires, y compris la cessation de service ou le licenciement. Si l’agresseur travaille dans le même centre, des mesures organisationnelles seront prises pour qu’ils ne coïncident ni temporellement ni géographiquement, avec une diligence particulière pour ne pas porter atteinte aux droits fondamentaux de la victime et du présumé agresseur.
Suivi, composition et recours
La Commission d’Égalité assume le suivi des cas, l’évaluation de l’utilité des mesures et la proposition d’améliorations, et informera la représentation légale des travailleurs du nombre de cas et des mesures appliquées. Sa composition comprend :
- De la part de la mairie, la Mairie et un employé ou une employée publique.
- De la part de la représentation légale des travailleurs, un représentant syndical pour chaque organisation présente au conseil municipal.
- Un employé ou une employée publique exerçant des fonctions de personnel, qui agit en tant que secrétaire des réunions avec voix délibérative.
Le protocole s’appuie sur la Loi Organique 1/2004, du 28 décembre, relative aux Mesures de Protection Intégrale contre la Violence de Genre, dont l’article 32 prévoit l’articulation de protocoles d’action, et sur les articles 1.1, 9.2, 10.1, 15 et 17 de la Constitution Espagnole. Un recours contentieux-administratif peut être formé contre l’accord devant le Tribunal du Contentieux-Administratif de Cáceres dans un délai de deux mois, ou facultativement un recours gracieux dans un délai d’un mois conformément à la Loi 39/2015, du 1er octobre.
L’approbation fait de Portaje l’une des municipalités de Cáceres qui dote son personnel d’une procédure réglementée pour détecter et agir face à la violence de genre, avec des garanties de confidentialité et un catalogue fermé de droits du travail. Le protocole s’impose à toute la structure municipale et son non-respect sur le lieu de travail peut entraîner des sanctions disciplinaires, y compris le licenciement.
Source : Bulletin Officiel de la Province de Cáceres, n.º 0196, 13 octobre 2026, Section I - Administration Locale, p. 23218-23227 (référence officielle : BOP-2026-4779).