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BOP de Burgos · 28 Sep 2026 · 6 vistas

La Horra approuve l'ordonnance sur les chemins ruraux et son régime sanctionnateur

Por FactBox Admin

La Horra aprueba la ordenanza de caminos rurales y su régimen sancionador

La Mairie de La Horra a approuvé définitivement l’ordonnance régissant les chemins ruraux municipaux, le texte qui fixe l’usage, la jouissance, l’entretien et le respect des chemins, sentiers et voies publiques de la localité. L’accord du Plénière a été adopté le 26 juin 2026 et est publié dans son intégralité dans le Boletín Oficial de la Provincia de Burgos numéro 184, du 28 septembre 2026, section III. Administration Locale, sous la référence officielle BOPBUR-2026-03976.

L’approbation est définitive car aucune réclamation n’a été présentée pendant le délai d’exposition publique, ce qui a automatiquement rendu définitif l’accord plénier provisoire. Le Plénière l’a adopté à l’unanimité, conformément aux articles 22.2.d) et 49 de la Loi 7/1985, du 2 avril, régissant les Bases du Régime Local. Le texte est dicté en vertu des articles 133 et 140 de la Constitution espagnole et des articles 25.2 d) et 106 de la susmentionnée Loi 7/1985, et se compose de 23 articles répartis en quatre chapitres, outre une disposition additionnelle. L’annonce est signée par le maire, Jesús Daniel Ronda Esteban, à La Horra le 15 septembre 2026.

Usage commun, avec limites au trafic lourd

L’ordonnance définit les chemins ruraux comme des biens du domaine public municipal, inaliénables, imprescriptibles et insaisissables, et établit que leur utilisation est d’usage commun général, à égalité pour tous les citoyens. Sont reconnus comme usages propres la communication avec les villages limitrophes, l’accès aux propriétés, le déplacement de véhicules et de machines agricoles et le transit du bétail, ainsi que les activités agricoles, d’élevage, forestières ou de loisirs situées dans le terme municipal.

  • Interdiction générale de circulation des véhicules de plus de 30 tonnes, sauf permis spécial de la mairie.
  • Permis municipal obligatoire pour les usages spéciaux, avec caution pour répondre d’éventuels dommages.
  • Durée maximale de l’autorisation d’usage spécial : six mois.
  • Possibilité d’occupations temporaires et d’installations de canalisations d’eau, d’assainissement, d’électricité, de télécommunications, d’éclairage ou d’irrigation, avec redevance et caution.
  • Financement par consignation dans les budgets municipaux et, le cas échéant, contributions spéciales des bénéficiaires directs, en particulier les propriétaires de propriétés colindantes.

Distances obligatoires pour les labours, clôtures et irrigations

Le chapitre sur la protection du domaine public détaille les obligations des propriétaires de propriétés colindantes, qui constituent le cœur de la norme pour le secteur agricole.

  • Labour : distance minimale d’un mètre depuis l’arête extérieure du chemin ; de 50 centimètres s’il existe un fossé.
  • Interdiction de faire demi-tour avec des véhicules ou des machines sur le chemin pendant les travaux agricoles.
  • Clôtures et constructions : à pas moins de trois mètres de la limite extérieure du chemin ; cinq mètres depuis l’axe lorsque la limite n’est pas définie.
  • Plantations d’arbres : autorisation municipale préalable si elles sont situées à moins de six mètres de l’arête extérieure.
  • Irrigation : distance minimale d’un mètre, avec des asperseurs sectoriels ou des pièces évitant la stagnation d’eau sur le chemin.
  • Nouveaux accès : largeur minimale de 5 mètres pour une seule propriété et de 8 mètres s’il est partagé, avec un tuyau d’un diamètre minimum de 40 centimètres.
  • Interdiction de déposer des matériaux, des pierres, des restes de récolte ou des emballages sur les chemins et leurs fossés.

Sanctions allant jusqu’à 10 000 euros

Les infractions sont classées en légères, graves et très graves, et l’organe compétent pour résoudre la procédure sanctionnatrice est le maire. Les amendes vont de 100 à 1 000 euros dans le cas des légères, de 1 001 à 5 000 euros pour les graves et de 5 001 à 10 000 euros pour les très graves. Parmi les comportements les plus sanctionnés figurent l’altération des bornes et repères, les travaux non autorisés, le labour ou la plantation non autorisés sur le chemin ou sa zone d’influence, ainsi que l’obstruction au travail d’inspection.

Le contrevenant devra en outre réparer le dommage causé, dans un délai ne dépassant pas six mois, et la mairie pourra imposer des amendes coercitives de 10 % mensuel, jusqu’à un maximum de dix mensualités, si le coût de la réparation n’est pas acquitté. Les délais de prescription sont de six mois pour les fautes légères, un an pour les graves et deux ans pour les très graves. Contre les résolutions de la Mairie, un recours gracieux peut être formé dans un délai d’un mois et un recours contentieux-administratif en deux mois ; contre l’accord lui-même, un recours devant la Sala de lo Contencioso-Administrativo del Tribunal Superior de Justicia de Castilla y León siégeant à Burgos, dans un délai de deux mois à compter du lendemain de la publication.

La norme arrive avec l’objectif déclaré de garantir la conservation d’un réseau routier essentiel pour l’activité agricole et pastorale de la municipalité. Pour les agriculteurs, les éleveurs et les propriétaires de domaines limitrophes, l’ordonnance constitue un cadre clair de droits et de devoirs : elle consolide l’accès libre aux chemins, mais fixe des distances, des permis et des sanctions qui s’appliqueront dès son entrée en vigueur.


Source : Boletín Oficial de la Provincia de Burgos, núm. 184, du 28 septembre 2026, section III. Administración Local, p. 7-17 (référence officielle : BOPBUR-2026-03976).