Gazzetta Ufficiale della Repubblica Italiana · 28 Oct 2026 · 7 vistas
La Cour constitutionnelle étend l'indemnisation pour les licenciements dans les petites entreprises
Por FactBox Admin

La Cour constitutionnelle a déclaré partiellement illégitime l’art. 8 de la loi du 15 juillet 1966, n. 604, supprimant le critère dimensionnel qui empêchait les salariés d’entreprises de moins de quinze employés d’accéder aux majorations de l’indemnité pour licenciement sans juste cause. La décision, arrêt n. 174 de 2026, a été déposée au greffe le 22 octobre 2026 et est publiée dans la Gazzetta Ufficiale, 1ère Série spéciale n. 43 du 28 octobre 2026.
Le prononcé découle d’un jugement de légitimité constitutionnelle par voie incidente promu par le Tribunal ordinaire de Livourne, agissant en tant que juge du travail, par ordonnance du 12 février 2026 (reg. ord. n. 39 de 2026). L’affaire concernait une travailleuse engagée à durée indéterminée et à temps partiel depuis le 1er novembre 2003 comme assistante sanitaire dans un cabinet dentaire et licenciée pour une prétendue juste cause le 4 juillet 2024, auprès d’un employeur comptant moins de quinze salariés.
Le juge référent estimait que l’écart entre 2,5 et 6 mensualités de la dernière rémunération globale effective était en fait dépourvu de réelle capacité compensatoire et dissuasive : dans le cas concret, l’indemnisation aurait oscillé entre environ 3 600 et environ 8 600 euros.
Ce que le dispositif a établi
La Cour n’a pas aboli le plafond des six mensualités, contrairement à la demande du référent : elle a déclaré l’illégitimité constitutionnelle de l’art. 8 « limitativement aux mots “si employés par un employeur occupant plus de quinze prestataires de travail” ». L’intervention est donc de nature purement ablative.
L’effet est que la dernière période de la même disposition — qui permet de majorer le montant maximum de l’indemnité — s’applique désormais indépendamment de la taille de l’entreprise :
- jusqu’à 10 mensualités pour le prestataire de travail ayant une ancienneté supérieure à dix ans ;
- jusqu’à 14 mensualités pour le prestataire de travail ayant une ancienneté supérieure à vingt ans.
La Cour a rejeté la solution substitutive proposée par le référent — porter le maximum à 12 mensualités en combinant l’art. 8 avec le mécanisme de réduction de moitié de l’art. 9 du d.lgs. 4 mars 2015, n. 23 et avec le plafond de 24 mensualités de l’art. 18, cinquième alinéa, de la loi du 20 mai 1970, n. 300 — car cela aurait créé une nouvelle règle et non un remède déjà déductible du système.
Les paramètres violés et les précédents
L’arrêt accueille tous les griefs, reprenant les principes de l’arrêt n. 194 de 2018 et de l’arrêt n. 118 de 2025, qui avait éliminé le plafond de six mensualités prévu pour les « nouvelles recrues » des petites entreprises. Les paramètres invoqués :
- art. 3, premier et deuxième alinéas, de la Constitution, pour déraisonnabilité et disparité de traitement ;
- art. 4, premier alinéa, sur le droit au travail ;
- art. 35, premier alinéa, sur la protection du travail sous toutes ses formes ;
- art. 41, deuxième alinéa, sur la liberté et la dignité humaine ;
- art. 117, premier alinéa, en relation avec l’art. 24 de la Charte sociale européenne.
Ont déposé des avis écrits, admis par décret présidentiel du 29 avril 2026, l’Associazione Comma2 - Lavoro è dignità et la Confederazione generale italiana del lavoro (CGIL). Aucune partie au jugement principal ne s’est constituée et le Président du Conseil des ministres n’est pas intervenu.
Qui en bénéficie et avec quelles limites
Le public est restreint : le régime de l’art. 8 concerne les rapports établis avant le 7 mars 2015 et la Cour le définit expressément comme étant « en cours d’épuisement ». Pour les travailleurs embauchés après cette date dans les petites entreprises, le régime de l’art. 9 du d.lgs. n. 23 de 2015 reste applicable, tel que modifié par l’arrêt n. 118 de 2025, avec une indemnité comprise entre 3 et 18 mensualités.
La décision a été prise par la Cour composée du président Giovanni Amoroso, avec la juge rapporteur Antonella Sciarrone Alibrandi et le directeur du greffe Roberto Milana.
Pour les lecteurs, l’impact est concret mais temporellement limité : toute personne licenciée sans juste cause par une petite entreprise et ayant acquis au moins dix ans d’ancienneté pourra se voir reconnaître une indemnité supérieure au seuil des six mensualités, avec un maximum atteignant quatorze mensualités pour ceux qui dépassent vingt ans de service. Demeure toutefois la nécessité que le juge, au cas par cas, gradue le montant selon les critères de l’art. 8, parmi lesquels le nombre d’employés occupés continue de fonctionner comme élément d’évaluation et non plus comme barrière.
Source officielle : Gazzetta Ufficiale della Repubblica Italiana, 1ª Serie speciale – Corte costituzionale, n. 43 du 28 octobre 2026, arrêt n. 174 de 2026 (décision du 6 juillet 2026, dépôt le 22 octobre 2026).