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Gazzetta Ufficiale della Repubblica Italiana · 07 Oct 2026 · 15 vistas

La Cour constitutionnelle déclare illégitime le traitement sanitaire obligatoire sans défenseur

Por FactBox Admin

La Corte costituzionale dichiara illegittimo il trattamento sanitario obbligatorio senza difensore

La Cour constitutionnelle a déclaré l’illégitimité constitutionnelle de l’art. 35 de la loi du 23 décembre 1978, n° 833, dans la partie où elle ne prévoit pas que le jugement de validation du traitement sanitaire obligatoire en conditions d’hospitalisation et de son éventuelle prorogation doive se dérouler avec les garanties de la défense technique. La décision, l’arrêt n° 157 de 2026, a été déposée au Greffe le 2 octobre 2026 et est publiée dans la Gazzetta Ufficiale, 1ère Série spéciale, n° 40 du 7 octobre 2026.

Le jugement a été promu par voie incidente par le Tribunal ordinaire de Florence par ordonnance du 29 décembre 2025, inscrite sous le n° 29 du registre des ordonnances 2026, dans la procédure opposant L. C. et la Commune d’Empoli. Le paramètre invoqué est l’art. 24 de la Constitution. L’arrêt a été délibéré en chambre du conseil le 6 juillet 2026 ; le collège était présidé par Giovanni Amoroso, avec Stefano Petitti comme juge rapporteur et rédacteur.

Le cas dont découle le jugement

Le requérant, atteint d’un trouble schizophrénique, avait été soumis à un traitement sanitaire obligatoire en hospitalisation, validé par le juge des tutelles le 7 novembre 2025 et prorogé le 13 novembre 2025. Au cours de l’audition devant le juge des tutelles, il avait déclaré : « J’ai plusieurs avocats et je veux que vous appeliez mes avocats », en indiquant spécifiquement leurs noms. Selon le juge a quo, il n’apparaît pas que la demande ait été prise en considération.

Le Tribunal de Florence avait demandé l’introduction de la seule défense technique facultative. La Cour a jugé la question fondée, mais dans des termes plus larges, car la simple faculté de nommer un défenseur de confiance aurait produit deux effets distorsifs :

  • elle ne serait exerçable concrètement que par celui qui conserve un degré suffisant de lucidité, puisque le traitement coercitif concerne des personnes dans des conditions cliniques très diverses ;
  • elle finirait par discriminer en fonction du type de pathologie mentale et de la condition économique et sociale, laissant sans protection précisément les personnes les plus vulnérables.

Ce que la procédure doit désormais prévoir

La Cour a indiqué l’intégration nécessaire de l’art. 35 de la loi n° 833 de 1978 :

  • avis à la personne destinataire, au moment de la communication de l’ordonnance syndicale, de la faculté de nommer un défenseur de confiance ;
  • en cas de défaut de nomination, assistance d’un défenseur d’office désigné par le juge des tutelles parmi les sujets inscrits sur les listes visées à l’art. 29 des normes d’application du code de procédure pénale ;
  • avis rapide au défenseur, qui peut participer à l’audition de la personne intéressée menée par le juge des tutelles avant la validation ;
  • notification au défenseur du décret motivé de validation ou de non-validation de la mesure syndicale ;
  • garanties analogues en cas d’éventuelle prorogation du traitement et de la validation correspondante.

Précédents, interventions et invitation au législateur

La décision s’inscrit après l’arrêt n° 76 de 2025, qui avait déjà imposé la communication de l’ordonnance syndicale, l’audition du patient avant la validation et la notification du décret. La Cour rappelle également l’arrêt n° 222 de 2004, sur le droit de la défense de l’étranger dans son noyau incompressible, ainsi que la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme en matière de privation de liberté personnelle pour trouble psychique.

Sont intervenus ad adiuvandum dans le jugement S. P., C.S. S., S. D.A. et F. S., dont les interventions ont été déclarées irrecevables par l’ordonnance n° 112 de 2026. Ont déposé des avis écrits, admis par décret présidentiel du 5 mai 2026, l’Associazione radicale diritti alla follia, le Comitato dei cittadini per i diritti umani Onlus (CCDU) et l’association L’altro diritto ODV avec le centre interuniversitaire ADIR. Le Président du Conseil des ministres n’est pas intervenu dans le jugement.

La Cour reconnaît la charge organisationnelle que la défense technique obligatoire peut entraîner et adresse une invitation au législateur à repenser la configuration normative du traitement sanitaire obligatoire, en évaluant également la nomination d’un curateur spécial et la prévision de sujets ayant des fonctions d’interlocution et de médiation, afin de favoriser des parcours d’assistance consensuels.

Pour les lecteurs, l’arrêt modifie la manière dont se déroule la validation d’un TSO : désormais, le juge des tutelles doit assurer un avocat à toute personne subissant une hospitalisation forcée, indépendamment de sa capacité à en faire la demande ou à s’en offrir les services. La décision touche directement aux droits fondamentaux des patients psychiatriques et appelle le Parlement à réécrire une réglementation figée depuis 1978.

Gazzetta Ufficiale della Repubblica Italiana, 1ª Serie speciale – Corte costituzionale, n. 40 du 7 octobre 2026, Arrêt n° 157 de 2026 (déposé au Greffe le 2 octobre 2026).