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Diario Oficial de Castilla-La Mancha · 23 Sep 2026 · 1 vistas

Impact environnemental défavorable freine l'irrigation d'une oliveraie à Calera et Chozas

Por FactBox Admin

Impacto ambiental desfavorable frena un regadío de olivar en Calera y Chozas

La Délégation Provinciale du Développement Durable de Tolède a formulé une déclaration d’impact environnemental défavorable au projet « Transformation en irrigation pour plantation d’oliveraies », promu par Shari Ann Sabin dans le terme municipal de Calera y Chozas (Tolède). La résolution, signée le 7 septembre 2026, est publiée dans le Journal Officiel de Castille-La Manche (DOCM) n° 183, du 23 septembre 2026, sous la référence officielle 2026/6767. L’organe environnemental conclut que l’action entraînerait une grave détérioration des valeurs naturelles de l’environnement et la déclare environnementalement non viable.

La décision est adoptée en vertu de la Loi 2/2020, du 7 février, sur l’Évaluation Environnementale de Castille-La Manche, et de la Loi 21/2013, du 9 décembre, sur l’évaluation environnementale étatique. Le projet s’inscrit dans l’Annexe I, Groupe 1b, de la norme régionale, qui soumet à une évaluation ordinaire les transformations en irrigation affectant plus de 10 hectares dans des zones protégées. Le dossier, S478/2025/TO/00056, a été enregistré à la Délégation le 5 février 2025 et l’enquête publique a été ouverte le 15 décembre 2025, sans qu’aucune allégation ne soit enregistrée.

Un projet de 39,8 hectares sur douze parcelles

L’initiative prévoit l’implantation d’oliveraies super-intensives en irrigation par goutte-à-goutte sur 39,8236 hectares, avec un cadre de plantation de 1,35 x 4 mètres, sur douze parcelles du polygone 505 du lieu-dit « Las Atalayuelas ». La superficie totale de la propriété est de 42,3987 hectares.

  • Prélèvements : deux forages existants, déjà inscrits au dossier SB-1263/2020, avec un volume autorisé de 6 706,50 m³/an pour le bétail bovin et équin et l’irrigation de fourrage.
  • Nouvelle demande d’eaux souterraines : dossier C-0034/2025, avec un volume maximum de 95 203 m³/an, en cours de traitement auprès de la Confédération Hydrographique du Tage.
  • Installations : pompes immergées de 52 CV et 6 CV, réseau de canalisations en PVC et polyéthylène, débitmètres et une installation photovoltaïque d’au moins 126 panneaux de 450 Wp.
  • Alternatives écartées : oliveraie traditionnelle de sec (103,54 ha pour la même production) et oliveraie intensive irriguée (51,77 ha), face aux 39,82 ha du super-intensif.

Rapport défavorable du Service du Milieu Naturel

Le Service du Milieu Naturel de Tolède a émis un rapport défavorable le 16 février 2026 et s’est maintenu dans sa position le 17 avril 2026, après les allégations présentées par le promoteur le 24 mars. Le service soutient que le système super-intensif est contre-productif pour la conservation de l’environnement et que les mesures correctives sont choisies uniquement selon des critères agricoles.

La Mairie de Calera y Chozas a rendu un avis favorable sur la compatibilité urbanistique le 13 avril 2026, et le Service de Culture de Tolède l’a fait le 5 décembre 2025. La Confédération Hydrographique du Tage a considéré le projet comme viable du point de vue hydrologique le 2 février 2026, sous réserve du respect des mesures de contrôle de l’eau.

Réseau Natura 2000 et faune menacée

Les parcelles sont situées dans la ZSC-ZPS « Llanuras de Oropesa, Lagartera y Calera y Chozas » (ES0000168) et dans l’IBA « Llanos de Oropesa ». Le rapport constate la présence d’espèces protégées dans l’environnement :

  • Outarde, bustarde, busard pale, busard cendré, faucon crécerelle et faucon pomelin.
  • Deux nids d’aigle impérial ibérique à environ 5 et 3 kilomètres, ainsi que le vautour noir, la cigogne noire et l’aigle perdrix.
  • Flore sensible dans les lagunes temporaires : Marsilea strigosa et Isoetes histrix.

Le service avertit que l’intensification agricole augmenterait la verticalité du paysage, fragmenterait l’habitat et réduirait les zones de chasse des rapaces, en contradiction avec le plan de gestion de l’espace protégé.

Eau, ruisseau et nitrates

Le Ruisseau de Chiclana traverse les parcelles et l’augmentation du captage pourrait réduire le niveau phréatique d’une zone de lagunes temporaires. Une partie du projet se situe en outre sur des eaux minérales et thermales, à « Aguas del Soto ». La Confédération avertit que le drainage se dirigerait vers la masse superficielle « Embalse de Azután », affectée par une pollution aux nitrates selon la Résolution du 9 mai 2022 de la Direction Générale de l’Eau.

La résolution invoque l’article 6 de la Directive 92/43/CEE et l’article 56 de la Loi 9/1999 du 26 mai sur la Conservation de la Nature de Castille-La Manche, et détermine l’invaisabilité du projet pour les seuls effets environnementaux. Le document est signé par le Délégué Provincial, José Rubén Torralba Moratalla, par délégation de la Direction Générale de la Qualité Environnementale (Résolution du 24/05/2024).

Le verdict ferme la voie environnementale à un investissement qui aspirait à mobiliser plus de 95 000 m³ d’eau par an dans une région souffrant de stress hydrique et possédant une haute valeur écologique. La déclaration n’est pas susceptible de recours de manière autonome : elle ne peut être contestée, par voie administrative ou judiciaire, qu’en même temps que l’acte par lequel le projet est autorisé ou refusé, dont la décision devra être publiée par l’organe compétent au DOCM dans un délai de quinze jours.


Source : Journal Officiel de Castille-La Manche, n° 183, du 23 septembre 2026, section III (Autres Dispositions et Actes), p. 32674 (référence officielle : 2026/6767).