Gazzetta Ufficiale della Repubblica Italiana · 08 Oct 2026 · 15 vistas
Décret-loi 177 sur l'environnement et le climat : 11 millions pour les communes
Por FactBox Admin

Le Gouvernement a promulgué le décret-loi du 8 octobre 2026, n° 177, publié dans la Gazette Officielle de la République Italienne, Série Générale n° 234 du 8 octobre 2026, portant « Dispositions urgentes pour le renforcement des instructions environnementales, la gestion des problèmes climatiques, l’économie circulaire et les dépollutions » (26G00199). Le texte est signé par le Président de la République Mattarella, sur proposition du Président du Conseil des ministres Meloni et du Ministre de l’Environnement et de la Sécurité Énergétique Pichetto Fratin. Il est entré en vigueur le 9 octobre 2026 et sera présenté aux Chambres pour sa conversion en loi.
La mesure, adoptée après la délibération du Conseil des ministres du 2 octobre 2026, s’articule en six articles et intervient sur quatre fronts : instructions environnementales, événements climatiques imprévisibles, économie circulaire et dépollutions. Le préambule rappelle, entre autres sources, le décret législatif du 3 avril 2006, n° 152, le décret-loi du 17 octobre 2024, n° 153, converti par la loi du 13 décembre 2024, n° 191, et le décret-loi du 8 août 2025, n° 116, converti par la loi du 3 octobre 2025, n° 147, concernant la Terre des Feux. Le choix est motivé par la « nécessité et l’urgence extraordinaires » de faire face aux problématiques environnementales et climatiques et d’assurer la mise en œuvre effective des interventions de dépollution.
Instructions environnementales et autorisations intégrées
L’article 1 modifie la deuxième partie du décret législatif 152/2006 :
- à l’article 8, paragraphe 2-bis, sont insérées les « vérifications d’assujettissement à l’EIE » ;
- à l’article 25, paragraphe 2-ter, la couverture des coûts est fixée, à partir de 2026, dans la limite de 5 millions d’euros annuels prélevés sur les revenus des tarifs mentionnés à l’article 33, paragraphe 1 ;
- pour les instructions du Ministère de l’Environnement et de la Sécurité Énergétique sur le renouvellement et le réexamen des autorisations environnementales intégrées étatiques, une dépense de 500 000 euros pour 2027 est autorisée.
Le fonds de 11 millions pour les communes
L’article 2 institue, dans l’état de prévision du Ministère de l’Environnement et de la Sécurité Énergétique, le « Fonds d’investissement pour la gestion d’événements imprévisibles liés à l’environnement et au climat », avec 11 millions d’euros annuels à compter de l’année 2027. Le fonds finance les investissements des communes pour des événements qui ne donnent pas lieu à des urgences au sens de l’article 7, paragraphe 1, lettres b) et c), du code de la protection civile (décret législatif du 2 janvier 2018, n° 1), liés à :
- la crise du cycle des déchets ;
- la conservation de la flore et de la faune autochtones, y compris fluviales, lacustres et marines ;
- les phénomènes de détérioration écologique, y compris des eaux ;
- d’autres effets des changements climatiques.
Un décret du Ministre de l’Environnement et de la Sécurité Énergétique, en concertation avec le Ministre de l’Économie et des Finances, à adopter dans un délai de quatre-vingt-dix jours, définira la demande, les critères d’évaluation, le versement et la reddition des comptes. Le plafond est fixé à 1 million d’euros par événement unique ; la révocation est prononcée si, dans un délai de cent quatre-vingts jours, la commune n’a pas contracté d’obligations juridiquement contraignantes. Les communes peuvent faire appel à des sociétés internes (in house), avec des frais couverts à hauteur de 1 % du financement.
Économie circulaire et terres et roches d’excavation
L’article 4 intervient sur la quatrième partie du décret législatif 152/2006 :
- nouvel article 185-ter : pour les terres et roches d’excavation qualifiées de déchets (codes 17.05.04 ou 17.05.03*), les limites de dépôt passent à 4 000 mètres cubes, dont un maximum de 800 mètres cubes de déchets dangereux ;
- réutilisation directe sur les chantiers ponctuels, jusqu’à 20 mètres cubes, même sans caractérisation environnementale préalable ;
- obligations de transparence et d’abstention en cas de conflits d’intérêts au sein des organes d’administration des organisations et consortiums ;
- remplacement des combustibles traditionnels par le CSS-combustible dans des installations autorisées aux opérations R1 : cela ne constitue pas une modification substantielle au regard des autorisations environnementales intégrées si la capacité de production n’est pas augmentée et que les valeurs limites sont respectées, avec communication à l’autorité compétente et un délai de quarante-cinq jours ;
- prorogation du 31 décembre 2026 au 31 décembre 2030 du délai de l’article 4, paragraphe 5-bis, du décret-loi du 1er mars 2022, n. 17 ;
- les producteurs de bouteilles pour boissons communiquent annuellement au Consortium national des emballages les quantités mises sur le marché et la quantité de plastique recyclé.
Dépollutions et Terre des feux
L’article 5 modifie la réglementation des dépollutions. L’ordonnance de l’article 244, paragraphe 3, du décret législatif 152/2006 est adoptée dans un délai de cent cinquante jours ; en cas d’inertie, la région assigne à la province un délai ne dépassant pas trente jours et, si ce délai expire sans effet, adopte elle-même l’ordonnance avec le support technique du Système national en réseau pour la protection de l’environnement. Les annexes sur la dépollution sont complétées par les critères de caractérisation environnementale des zones marines dans les sites d’intérêt national.
Pour la zone « Terre des feux », les ressources de la quote-part de la Présidence du Conseil des ministres sont destinées, jusqu’à 200 millions d’euros, à l’assainissement et à la dépollution par le Commissaire unique. Le fonds est augmenté de 10 millions d’euros pour 2026, 10,9 millions pour 2027 et 9,7 millions pour chacun des années 2028, 2029 et 2030 ; pour la structure du Commissaire, une dépense de 1 million d’euros est autorisée pour chacune des années de 2027 à 2030.
Le décret impacte directement les communes et les entreprises : les premières accèdent à un fonds dédié aux événements climatiques imprévisibles, avec un plafond d’un million d’euros par événement ; les secondes opèrent dans un cadre simplifié concernant les terres et roches d’excavation, le CSS-combustible et les autorisations environnementales intégrées. Le texte est actuellement à l’examen des Chambres pour sa conversion en loi.
Source : Gazzetta Ufficiale della Repubblica Italiana, Serie Generale n. 234 du 8 octobre 2026 — Décret-loi 8 octobre 2026, n. 177 (26G00199).