BOP de Tarragona · 22 Oct 2026 · 6 vistas
Creixell approuve l'ordonnance sur le civisme avec des amendes allant jusqu'à 2 500 euros
Por FactBox Admin

L’Hôtel de Ville de Creixell a approuvé définitivement l’Ordonnance municipale de civisme et de coexistence citoyenne, une norme qui fixe pour tous les habitants et visiteurs de la commune un catalogue de comportements interdits et le régime de sanctions qui en découle. Le texte intégral est publié au Bulletin Officiel de la Province de Tarragone du 22 octobre 2026 (référence CVE 2026-09560), après que l’accord plénier initial n’a reçu aucune réclamation durant la période d’exposition publique.
L’accord de référence est celui du Conseil du 18 juin 2026, qui a approuvé initialement l’ordonnance et qui devient maintenant automatiquement définitif, en conformité avec l’article 178 du Texte Refondu de la Loi Municipale et de Régime Local de Catalogne, approuvé par le Décret Législatif 2/2003, du 28 avril, et l’article 65 du Règlement des Travaux, Activités et Services des Entités Locales, approuvé par le Décret 179/1995, du 13 juin. L’annonce est signée par la maire, Montserrat Muñoz Madueño, en date du 13 octobre 2026.
La nouvelle norme remplace l’Ordonnance de Coexistence citoyenne sur la voie publique approuvée en 2008. Le préambule justifie la réforme par trois facteurs : une réalité sociale plus diverse et plurielle, la détection de comportements inciviques affectant la qualité de vie collective et l’affluence intense de visiteurs durant la saison estivale, qui accroît la pression sur l’espace public et oblige à protéger le repos du voisinage.
Un texte de 53 articles structuré en cinq titres
L’ordonnance se compose de 53 articles, une disposition transitoire et une disposition finale, organisés en cinq titres :
- Premier titre (articles 1-11) : dispositions générales, objet, champ d’application, droits et devoirs des citoyens.
- Deuxième titre (articles 12-24) : comportements dans l’espace public, incluant les feux et barbecues, les fêtes populaires, les paris, la consommation de substances, la vente ambulante non autorisée, la mendicité, les animaux domestiques et les armes.
- Troisième titre (articles 25-35) : usage des biens et services publics, patrimoine municipal, parcs et jardins, fontaines, déchets et nettoyage routier, véhicules abandonnés.
- Quatrième titre (articles 36-42) : pollution visuelle, atmosphérique et acoustique, avec des normes de bon voisinage et des limites de bruit pour les établissements.
- Cinquième titre (articles 43-53) : régime sanctionnateur, infractions, sanctions, responsabilités et réparation du dommage.
Le champ d’application couvre tout le territoire municipal, y compris les plages de Creixell, et s’étend aux espaces, installations et biens de propriété privée lorsque les comportements qui y sont adoptés affectent la coexistence dans l’espace public.
Trois degrés d’infraction et des amendes allant jusqu’à 2 500 euros
L’article 50 établit les montants suivants :
- Infractions légères : amende jusqu’à 500 euros.
- Infractions graves : amende de 500,01 à 1 000 euros.
- Infractions très graves : amende de 1 000,01 à 2 500 euros.
Parmi les conduites légères, on trouve le fait de jeter des déchets sur la voie publique, de produire des bruits gênants pendant les heures de repos nocturne, de ne pas respecter les horaires des parcs ou de faire un usage inadéquat du mobilier urbain. Sont qualifiées de graves la consommation d’alcool sur la voie publique lorsque celle-ci altère la coexistence, les graffitis et peintures, l’abandon de meubles dans la rue, le dépassement des limites sonores ou la récidive d’infractions légères au cours d’une année. Sont très graves les paris d’argent dans l’espace public, le fait de brûler des conteneurs ou des poubelles, l’abattage d’arbres, le camping sans autorisation lorsque celui-ci altère gravement la coexistence et la récidive d’infractions graves.
La reconnaissance de responsabilité par la personne contrevenante réduit de 30 % le montant de la sanction proposée. Les infractions se prescrivent au bout de trois ans (très graves), deux ans (graves) et six mois (légères) ; les sanctions, au bout de trois, deux et un an respectivement.
La Mairie instruit les dossiers et l’ordonnance arrive avec quinze jours de marge
La compétence pour engager les procédures sanctionnatrices et imposer les sanctions incombe à la Mairie ou à la régie à laquelle elle délègue, conformément à l’article 44. La procédure est conforme à la Loi 39/2015 et à la Loi 40/2015, et les responsables sont tenus, en plus de payer l’amende, de rétablir et restaurer la réalité physique altérée et d’indemniser les dommages causés.
La disposition transitoire maintient la réglementation précédente pour les dossiers engagés pour des faits commis avant l’entrée en vigueur, à moins que la nouvelle ordonnance ne soit plus favorable. La disposition finale stipule que le texte entrera en vigueur une fois publié intégralement au bulletin provincial et après un délai de quinze jours ouvrables, conformément à l’article 65.2 de la Loi 7/1985. Un recours contentieux-administratif peut être interposé contre l’accord devant la Chambre Contentieuse Administrative du Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne dans un délai de deux mois.
La norme arrive alors que la municipalité est déjà en basse saison, mais elle déploiera tous ses effets avant le prochain été, période durant laquelle la mairie exerce la plus forte pression sur l’espace public. Pour les riverains, le changement principal est que les comportements quotidiens — bruits, déchets, alcool dans la rue, usage des parcs et des plages — font désormais l’objet d’une réponse sanctionnatrice typifiée et quantifiée, avec la Mairie comme organe décisionnaire.
Fuente: Butlletí Oficial de la Província de Tarragona, 22 d’octubre de 2026, secció I, pàg. 1-31 (referència oficial: CVE 2026-09560).