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Diario Oficial de la República de Chile · 06 Oct 2026 · 21 vistas

Le Chili et le Tadjikistan exemptent de visa les passeports diplomatiques, officiels et de service

Por FactBox Admin

Chile y Tayikistán eximen de visa los pasaportes diplomáticos, oficiales y de servicio

Le Journal Officiel de la République du Chili a publié ce mardi 6 octobre 2026, dans son édition n° 44.567, le décret promulguant l’Accord entre le Gouvernement de la République du Chili et le Gouvernement de la République du Tadjikistan sur l’exemption mutuelle de l’exigence de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques, officiels et de service. La norme, identifiée par la référence officielle CVE 2880813, a été dictée par le Ministère des Relations Extérieures via le décret n° 186, de Santiago, le 29 juillet 2026, et l’accord est entré en vigueur le 15 août 2026.

Traitement et entrée en vigueur

Le texte rappelle que l’accord a été signé le 9 mars 2023 à Douchambé, République du Tadjikistan, et qu’il a été approuvé par le Congrès National, tel qu’indiqué dans l’acte n° 21.382, du 13 juillet 2026, de l’Honorable Chambre des Députés. Une fois les conditions internes prévues à l’article 9 dudit accord remplies, celui-ci a commencé à s’appliquer le 15 août 2026.

La promulgation porte les signatures du Président de la République, José Antonio Kast Rist, et du Ministre des Relations Extérieures, Francisco Pérez Mackenna. La transcription administrative correspond à Carlos Cornejo Rodríguez, Directeur Général Administratif (S) du Sous-secrétariat aux Relations Extérieures.

Ce que couvre l’exemption

L’accord, structuré en neuf articles, établit un régime réciproque pour les fonctionnaires des deux États :

  • Les ressortissants de l’une ou l’autre des Parties titulaires d’un passeport diplomatique, officiel ou de service valide sont exemptés de visa pour entrer, sortir, transiter et rentrer sur le territoire de l’autre Partie.
  • Le séjour sans visa ne peut excéder quatre-vingt-dix (90) jours à compter de la date d’entrée ; les autorités compétentes pourront le prolonger sur demande écrite du Ministère des Relations Extérieures, de la mission diplomatique ou du service consulaire de la Partie accréditante.
  • L’exemption s’étend au personnel affecté aux missions diplomatiques, représentations consulaires ou organisations internationales pendant toute la durée de son séjour officiel, ainsi qu’à ses membres de famille à charge porteurs d’un passeport diplomatique, officiel ou de service valide.
  • Les bénéficiaires doivent respecter les lois et règlements de l’État hôte ainsi que les normes relatives à l’entrée, la sortie, le séjour et le transit des étrangers.

Réserves, vigueur et résiliation

L’instrument prévoit des sauvegardes pour les deux Parties. Chaque État peut refuser l’entrée ou mettre fin au séjour de tout titulaire de ces passeports qu’il considère comme une personne indésirable, en le notifiant par voie diplomatique sans délai. Il pourra également établir des restrictions temporaires ou suspendre totalement ou partiellement l’accord pour des raisons d’ordre public, de sécurité ou de santé.

Sur le plan opérationnel, les Parties échangeront des copies de leurs passeports diplomatiques, officiels et de service au plus tard trente (30) jours avant l’entrée en vigueur, et s’informeront de tout changement avec le même préavis. L’accord est conclu pour une durée indéterminée et l’une ou l’autre des Parties peut y mettre fin par notification écrite, avec effet quatre-vingt-dix (90) jours après ladite communication.

Le texte a été signé en deux exemplaires à Douchanbé le 9 mars 2023, en langues espagnole, tadjike et anglaise, la version anglaise prévalant en cas de divergence. Pour le Chili, il a été signé par Eduardo Escobar Marín, Ambassadeur du Chili en Fédération de Russie ; pour le Tadjikistan, par Sirojiddin Muhriddin, Ministre des Affaires étrangères.

Impact pour les lecteurs

L’entrée en vigueur de l’accord simplifie les déplacements officiels entre le Chili et le Tadjikistan et élimine une formalité consulaire préalable pour les diplomates, les fonctionnaires et le personnel de service des deux pays, couvrant également les membres de leur famille à charge. Pour les fonctionnaires chiliens affectés en Asie centrale, ce changement réduit les délais et les coûts administratifs, et consolide un lien bilatéral qui, jusqu’à présent, manquait d’un cadre spécifique de mobilité officielle.


Source : Journal Officiel de la République du Chili, N° 44.567, mardi 6 octobre 2026, Section I, p. 1 sur 3 (référence officielle : CVE 2880813).