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BOE · 06 Oct 2026 · 10 vistas

Transports concrétise les aides au fret ferroviaire face à la crise énergétique

Por FactBox Admin

Transportes concreta las ayudas al ferrocarril de mercancías ante la crisis energética

Le Ministère des Transports et de la Mobilité Durable a concrétisé les aides au transport ferroviaire de marchandises face à la hausse des coûts énergétiques via l’Arrêté TRM/1034/2026, du 1er octobre, publié au Boletín Oficial del Estado (n° 248, du 6 octobre 2026, Sec. I, p. 130569). La norme adapte au régime européen des aides d’État les subventions prévues à l’article 3 du Décret-loi royal 9/2026, du 14 avril, et à l’article 28 du Décret-loi royal 18/2026, du 29 juin. L’arrêté prend effet le lendemain de sa publication, soit le 7 octobre 2026.

La mesure répond à l’augmentation du prix des produits pétroliers dérivée du conflit au Moyen-Orient, que le texte lui-même qualifie d’impact significatif sur la structure des coûts des entreprises ferroviaires. Le Gouvernement a d’abord approuvé le Décret-loi royal 7/2026, du 20 mars, qui a articulé le Plan Intégral de Réponse à la Crise au Moyen-Orient, puis les décrets-lois royaux 9/2026 et 18/2026, qui ont établi des lignes d’aides directes aux entreprises ferroviaires dont l’activité s’inscrit dans le code 4920 « Transport de marchandises par rail ». Pour financer ces lignes, un crédit extraordinaire de 3 150 000 euros a été approuvé, avec un montant de 15 000 euros par locomotive à traction diesel.

Feu vert de la Commission européenne

La pleine effectivité des aides était conditionnée à leur intégration dans le régime communautaire. En date du 29 avril 2026, la Commission européenne a adopté la Communication relative au cadre temporaire d’aide en réponse à la crise au Proche-Orient (C(2026) 2947), connu sous le nom de METSAF, dont la section 2.2 fixe les conditions de compatibilité conformément à l’article 107, paragraphe 3, lettre c), du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

L’étape décisive est venue avec la Décision SA.122996 (2026/N), du 28 juillet 2026, par laquelle Bruxelles a déclaré compatibles avec le marché intérieur les mesures contemplées dans cet arrêté. Avec cette autorisation, la condition à laquelle les articles 3.8 du Décret-loi royal 9/2026 et sa disposition concordante dans le Décret-loi royal 18/2026 liaient l’effectivité des aides a été remplie. L’arrêté développe ainsi l’habilitation conférée au titulaire du Ministère des Transports et de la Mobilité Durable.

Limite de 70 pour cent et déclaration responsable

Le régime s’appuie sur les coûts supplémentaires de carburant effectivement supportés, avec un plafond de 70 % du surcoût. Les bénéficiaires devront présenter une déclaration responsable avec leur consommation réelle de carburant sur une période minimale de trois mois, comprise entre le 1er mars 2026 et la date de la demande. Les délais et obligations principaux sont les suivants :

  • Présentation de la déclaration responsable avant le 28 février 2027, via le siège électronique du Ministère des Transports et de la Mobilité Durable.
  • Fournitures incluses dans la déclaration : au maximum jusqu’au 31 décembre 2026.
  • Période de référence pour le calcul des coûts additionnels : du 1er mars au 31 décembre 2026.
  • Conservation de la documentation justificative pendant dix ans à compter de l’octroi.
  • Publication des aides dans la Base de Données Nationale des Subventions dans un délai de six mois.

Sont exclus ceux ayant bénéficié d’une aide illégale antérieure déclarée incompatible par la Commission Européenne et ne l’ayant pas remboursée, ainsi que les grandes et moyennes entreprises en situation de crise au cours de la période comptable antérieure au 28 février 2026. Les micro-entreprises et petites entreprises en crise pourront en bénéficier si elles ne sont pas engagées dans une procédure collective déclarée et n’ont pas reçu d’aides de sauvetage ou de restructuration sans respecter les conditions prévues.

Prix de référence et contrôle des dépenses

L’annexe fixe les valeurs de référence historiques, calculées comme moyenne de janvier et février 2026, pour mesurer le surcoût. Parmi elles figurent :

  • Gazole : 1,1549 euro par litre ; gazole aux Canaries : 1,1445.
  • Gazole ferroviaire : 0,7759 euro par litre.
  • GPL : 0,7738 ; GNC : 1,0084 ; GNL : 0,9238.
  • Essence : 1,1964 euro par litre.

Lorsque le carburant a été fourni par ADIF ou que l’entreprise s’approvisionne via ses propres installations, le prix moyen réel d’acquisition du gazole ferroviaire hors TVA pourra être pris comme référence. Les aides pourront être cumulées avec celles des articles 55 et 58 du Décret-loi royal 7/2026 et avec celles des articles 22 et 25 du Décret-loi royal 18/2026, à condition que la somme ne dépasse pas les 70 % susmentionnés. La Direction Générale du Transport Routier et Ferroviaire vérifiera, après le paiement, un échantillon de bénéficiaires et récupérera, avec intérêts, les montants excédant la limite. Contre l’ordonnance, qui épuise la voie administrative, un recours contentieux-administratif peut être formé devant l’Audiencia Nacional dans un délai de deux mois. Le texte est signé par le ministre Óscar Puente Santiago.

La norme lève la dernière incertitude juridique qui pesait sur des aides déjà approuvées et permet aux opérateurs ferroviaires et aux chargeurs de calculer, selon des règles claires, le soutien public disponible jusqu’à la fin de l’année. Pour un secteur qui concurrence la route et qui soutient les objectifs de décarbonation, la précision de la procédure et des prix de référence s’avère déterminante pour que les compensations parviennent effectivement aux entreprises et ne restent pas bloquées par des doutes de compatibilité.

Source : Bulletin Officiel de l’État, n° 248, du 6 octobre 2026, Sec. I. Dispositions générales, p. 130569 (référence officielle : BOE-A-2026-20744).