La Gaceta — Diario Oficial · 27 Oct 2026 · 2 vistas
Les salaires minimums seront fixés par journée quotidienne à partir de janvier 2027
Por FactBox Admin

Le Conseil National des Salaires a convenu qu’à partir du 1er janvier 2027, tous les salaires minimums du secteur privé costaricien soient exprimés en termes de journée quotidienne, et a entièrement réécrit l’article 7 du Décret sur les Salaires Minimums pour fixer la manière dont les montants hebdomadaires, bimensuels et mensuels sont calculés. La décision a été confirmée dans la résolution RG-MTSS-CNS-1-2026, publiée dans La Gaceta N° 203 du mardi 27 octobre 2026, pages 4 et 5, sous la référence officielle IN202601135024.
L’accord a été adopté lors de la session ordinaire N° 5910 du 12 octobre 2026 et est signé par la présidente de l’organe, Kattia Benavides Morales. Le Conseil agit avec l’appui de la Loi N° 832 du 4 novembre 1949 et de son règlement, et se déclare compétent, avec un rang constitutionnel, pour tout ce qui concerne la fixation des salaires minimums du secteur privé.
L’antécédent immédiat est le Décret sur les Salaires Minimums N° 45.303-MTSS, publié dans La Gaceta N° 229, Portée N° 156, du 5 décembre 2025 et en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Ce décret maintient deux articles parallèles — l’article 1-A, avec des salaires minimums par journée ordinaire quotidienne, et l’article 1-B, avec des salaires minimums par mois — avec les mêmes catégories professionnelles et des montants équivalents, mais exprimés dans une unité de temps différente, ce qui, selon la résolution, « génère une confusion dans l’application des droits du travail en matière salariale ». Le Conseil avait déjà comblé une partie de cet écart avec la résolution CNS-RG-6-2020, publiée dans La Gaceta N° 3 du 6 janvier 2021.
Ce qui change à partir du 1er janvier 2027
- Tous les salaires minimums seront exprimés en journée quotidienne ; ceux qui sont aujourd’hui fixés mensuellement devront être convertis en leur équivalent quotidien.
- Sont exceptés les salaires fixés à la tâche : la cajuela de café et les différentes modalités d’estivage.
- Le changement ne modifie pas la périodicité de paiement préalablement convenue entre les parties et n’affecte pas les droits du travail en vigueur.
- Le Secrétariat Technique du Conseil National des Salaires est instruit d’effectuer les calculs correspondants et de préparer la nouvelle rédaction de l’article 7.
- La résolution précise que la mesure ne peut être interprétée comme une élimination ou une substitution du salaire mensuel ou bimensuel en tant que modalité de paiement, ni comme une réduction des droits acquis.
La nouvelle formule de l’article 7
Le texte substitutif de l’article 7, intitulé « Calcul du salaire minimum selon la périodicité de paiement », s’appuie sur l’article 152 du Code du Travail, selon lequel seul dans les activités commerciales le salaire inclut le paiement du jour de repos. Pour déterminer le salaire minimum hebdomadaire, le Conseil a établi deux règles :
- Dans les activités commerciales, le salaire minimum par journée est multiplié par 7 jours pour une journée complète.
- Dans les activités non commerciales, il est multiplié par le nombre de jours effectivement travaillés durant la semaine.
De plus, si l’employeur convient volontairement de payer mensuellement ou bimensuellement, tous les jours doivent être rémunérés sur la base de 30 jours par mois : le salaire minimum par journée est multiplié par 30 pour obtenir le mensuel, ou par 15 pour le bimensuel.
Acconage portuaire et soutien des directions du MTSS
La résolution ajuste également la référence aux modalités d’acconage portuaire et incorpore une note explicative : pour le calcul du salaire minimum de l’acconage, la charge et le déchargement total doivent être divisés entre les travailleurs qui composaient la brigade ayant effectué le travail.
L’accord a bénéficié de l’avis favorable de plusieurs services du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale :
- La Direction des Affaires Juridiques, représentée par Ashley Román Conejo et Fernando Vega Montero, a soutenu que la journée offre une plus grande certitude dans les calculs et a appuyé l’amélioration de la rédaction de l’article 7.
- La Direction Nationale de l’Inspection du Travail, via l’officine CARTA-MTSS-DMT-DVAL-DNI-766-2026 du 9 octobre 2026, a jugé pertinent de simplifier la structure des catégories en utilisant la journée comme unité principale.
- La Direction des Affaires du Travail, avec l’officine CARTA-MTSS-DMT-DVAL-DAL-235-2026 du 12 octobre 2026, a validé la fixation journalière pour faciliter la compréhension des travailleurs, des employeurs et des services du Ministère.
Le dossier comprend également l’étude ES-MTSS-CNS-DSM-1-2026 de septembre 2026, sur l’achèvement de la fermeture de l’écart salarial entre les catégories de même dénomination des articles 1-A et 1-B, ainsi que les sessions ordinaires N° 5905 du 7 septembre et N° 5908 du 28 septembre 2026, qui ont ouvert le dialogue social pour modifier le décret.
Entrée en vigueur et recours
Un recours en révocation peut être exercé contre la résolution devant le Conseil National des Salaires lui-même dans les trois jours ouvrables suivant la communication de l’accord, conformément à l’article 25 du règlement de l’organe, contenu dans le Décret Exécutif N.º 25.619-MTSS de novembre 1996. La nouvelle fixation entre en vigueur à partir du 1er janvier 2027.
L’importance pour les travailleurs et les employeurs est directe : la journée devient l’unité de référence de tout salaire minimum du secteur privé et, par conséquent, la base pour calculer les rémunérations hebdomadaires, bimensuelles et mensuelles, ce qui obligera à réviser les feuilles de paie et les contrats qui fonctionnent aujourd’hui avec des montants exprimés par mois.
Source : La Gaceta, N° 203, mardi 27 octobre 2026, section Travail et Sécurité Sociale, p. 4-5 (référence officielle : RG-MTSS-CNS-1-2026 / IN202601135024).