Butlletí Oficial de la Província de Barcelona · 20 Oct 2026 · 2 vistas
Premià de Mar approuve l'ordonnance sur la détention d'animaux avec ADN obligatoire pour les chiens
Por FactBox Admin

Le Conseil Municipal de Premià de Mar, lors de sa session du 23 septembre 2026, a approuvé définitivement l’Ordonnance municipale régissant la Détention d’animaux, qui remplace la norme en vigueur depuis 2005. Le texte intégral est publié au Bulletin Officiel de la Province de Barcelone du 20 octobre 2026, dans la section de l’administration locale, sous la référence officielle CVE 202610150938. L’accord peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne dans un délai de deux mois à compter du lendemain de la publication de l’annonce.
La publication intégrale est effectuée conformément à l’article 66 du Décret 179/1995, du 13 juin, approuvant le règlement des travaux, activités et services des entités locales, et le texte a une valeur informative selon l’article 63.2 de la Loi 19/2014 sur la transparence. La norme abroge expressément l’Ordonnance Municipale Régissant la Détention d’Animaux approuvée le 16 février 2005 ainsi que toute autre disposition municipale contraire. L’acte porte la signature du maire, Rafael Navarro Álvarez, et est daté du 5 octobre 2026.
Un recensement avec identification génétique obligatoire
Le changement le plus pertinent est l’obligation pour les propriétaires de chiens de fournir le profil ADN de l’animal à la Mairie. Le préambule justifie cette mesure pour lutter contre la présence d’excréments canins sur la voie publique, dans les parcs et les zones de jeux pour enfants, et souligne que l’objectif « n’est pas fiscal » mais vise à éliminer ces résidus et à améliorer la santé publique.
Les délais de mise en conformité sont les suivants :
- Chiens déjà inscrits au recensement : 9 mois après l’entrée en vigueur pour remettre le code génétique.
- Nouveaux chiens : certification ADN dans les 20 jours ouvrables suivant l’inscription au recensement.
- Inscription au recensement municipal : 3 mois après la naissance ou 30 jours après l’acquisition, l’adoption ou le changement de résidence.
- Communication de la perte ou du vol de l’animal : maximum 48 heures.
- Radiations, cessions ou changements de données : 30 jours.
La Mairie pourra promouvoir une campagne durant les six premiers mois pour faciliter l’obtention de l’identification, en en assumant totalement ou partiellement le coût. Une taxe municipale pour la détention de chiens est également prévue, avec une exonération pour les chiens d’assistance.
Limites par logement et coexistence entre voisins
La norme limite, de manière générale, la possession d’animaux de compagnie à trois chiens ou chats dans les logements plurifamiliaux et à cinq dans les maisons individuelles, sans nécessité d’autorisation expresse. Les techniciens municipaux pourront réduire ou augmenter ce nombre selon les caractéristiques des animaux, l’espace disponible ou les nuisances causées au voisinage.
En matière de coexistence, il est interdit de laisser des animaux dans les cours, terrasses, galeries ou balcons entre 22h et 8h s’ils perturbent le repos des voisins, et il est interdit de nourrir les pigeons sur la voie publique. Sur la voie publique, les chiens doivent être tenus en laisse et porter un collier, et le ramassage des déjections est obligatoire ; l’urine doit être diluée avec de l’eau. Il est également interdit de laisser un animal de compagnie sans surveillance pendant plus de trois jours consécutifs, délai qui, dans le cas des chiens, est réduit à 24 heures.
D’autres obligations notables sont de justifier d’un cours de formation gratuit et d’une validité indéfinie pour posséder des chiens, prévu à l’article 30 de la Loi 7/2023, et de souscrire une assurance de responsabilité civile lorsque celle-ci est exigible. L’annexe I du texte liste une vingtaine de bâtiments municipaux où l’accès aux animaux n’est pas autorisé, tels que le Musée Romain, la Sala Premiart, les pavillons sportifs, les écoles publiques, l’école maternelle ou le cimetière municipal.
Sanctions allant jusqu’à 200 000 euros
Le régime sanctionnateur s’articule en trois groupes selon la réglementation d’origine, avec les montants suivants :
- Décret Législatif 2/2008 : légères de 300 à 3 000 euros ; graves de 3 001 à 9 000 ; très graves de 9 001 à 45 000.
- Loi 7/2023 : légères de 500 à 10 000 euros ; graves de 10 001 à 50 000 ; très graves de 50 001 à 200 000.
- Loi 10/1999 (chiens potentiellement dangereux) : 300 à 3 000 euros, 3 001 à 9 000 et 9 001 à 45 000, respectivement.
- Loi 50/1999 : de 150,25 à 300,51 euros pour les légères ; de 300,52 à 2 404,05 pour les graves ; de 2 404,06 à 15 025,30 pour les très graves.
La compétence pour sanctionner incombe au maire, sauf pour les infractions graves et très graves relatives aux chiens potentiellement dangereux, qui sont tranchées par le Conseil municipal. La récidive peut porter l’amende jusqu’au double du montant maximum, et des amendes coercitives allant jusqu’à 3 000 euros sont prévues, augmentables de 20 % à chaque mise en demeure successive. En cas d’indice de faute grave ou très grave, la mairie peut confisquer l’animal à titre préventif, les frais étant à la charge du propriétaire.
Entrée en vigueur et recours
L’ordonnance entrera en vigueur une fois le texte intégral publié au Bulletin Officiel de la Province de Barcelone et après expiration du délai prévu à l’article 65.2 de la Loi 7/1985, régissant les bases du régime local. Le recours contentieux administratif est régi par les articles 10 et 46 de la Loi 29/1998 du 13 juillet.
La norme affecte directement tous les propriétaires d’animaux de la commune, qui devront s’adapter à de nouveaux devoirs d’identification, de recensement et de coexistence selon un calendrier échelonné allant jusqu’à neuf mois pour l’ADN des chiens déjà recensés. Pour les finances municipales, le texte ouvre la voie à des revenus via la taxe de détention et à un régime sanctionnateur dont les montants, dans le cas de la Loi 7/2023, multiplient par quatre les maximums de la réglementation autonome précédente.
Source : Bulletin Officiel de la Province de Barcelone, 20 octobre 2026, Administration locale, p. 1-28 (référence officielle : CVE 202610150938).