Diario Oficial · 01 Oct 2026 · 2 vistas
Autorisent le brûlage agricole contrôlé pendant deux ans sous planification technique obligatoire
Por FactBox Admin

Le Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles (MARN) a ouvert une exception transitoire de deux ans à l’interdiction nationale du brûlage agricole via le Décret Exécutif No. 3, publié dans le Journal Officiel Tome Nº 453, Numéro 182, du jeudi 1er octobre 2026, pages 4 et 5. La norme exempte le brûlage contrôlé de végétation, de chaumes ou de résidus d’origine agricole, à condition qu’il soit réalisé sous une planification technique stricte et avec des mesures de prévention, de contrôle et de supervision. Le décret est entré en vigueur le jour même de sa publication.
La réforme modifie l’« Interdiction de la Pratique du Brûlage Agricole dans les Cultures face à la Menace d’Incendies de Forêt au Niveau National », émise via le Décret Exécutif No. 2, du 15 avril 2026, publié dans le Journal Officiel No. 70, Tome No. 451, du 4 avril 2026. Cette norme interdisait au niveau national le brûlage agricole dans les cultures de toute nature dans le but de prévenir, contrôler et combattre les incendies de forêt.
L’Exécutif a justifié l’exception par la nécessité d’une « période d’adaptation » permettant à ceux qui pratiquent des brûlages contrôlés de s’adapter de manière graduelle et ordonnée à la réglementation, et d’adopter progressivement les mesures, procédures et bonnes pratiques nécessaires. La base légale invoquée est constituée des articles 117 et 246 de la Constitution de la République, des articles 2, 10 et 42 de la Loi sur l’Environnement, des articles 21, 22 et 23 de la Loi sur les Aires Naturelles Protégées et de l’article 26 de la Loi Forestière.
Une exception avec un délai péremptoire
L’article 1 du décret insère entre les articles 6 et 7 un nouvel article 6-A, de caractère transitoire, qui fixe un délai péremptoire de deux ans à compter de l’entrée en vigueur de la disposition. Avec la publication du 1er octobre 2026, cette période s’étend jusqu’au 1er octobre 2028.
L’exception n’est pas automatique. Le texte conditionne le brûlage à deux exigences cumulatives :
- Planification technique stricte du brûlage.
- Mise en œuvre, « sans exception », de mesures de prévention, de contrôle et de supervision.
L’article 6-A lui-même avertit que la disposition « aura un caractère strictement transitoire » et perdra sa validité une fois le délai écoulé, sans préjudice des dispositions légalement correspondantes.
Le MARN devra fixer les conditions techniques
Le décret oblige le MARN à émettre les instruments administratifs nécessaires pour appliquer l’exception. L’énumération inclut :
- Accords.
- Instructions.
- Circulaires.
- Résolutions.
- Tout autre instrument administratif indispensable.
Ces instruments devront garantir la correcte application de la disposition et établir les conditions techniques ainsi que les mesures de sécurité qui devront être observées lors des brûlages autorisés. Jusqu’à présent, le décret ne détaille pas de délais pour leur émission.
Les risques que la norme cherche à contenir
Les considérants décrivent l’univers d’impact que l’interdiction originale cherchait à éviter : la propagation d’incendies vers des écosystèmes forestiers, des écosystèmes aquatiques, la végétation environnante, d’autres cultures agricoles limitrophes ou des établissements humains, y compris les Aires Naturelles Protégées. La norme se propose également de sensibiliser la population en matière de prévention et de précaution environnementale.
L’article 2 dispose que le décret entre en vigueur le jour de sa publication au Journal Officiel. Le document est signé par le Ministre de l’Environnement et des Ressources Naturelles, l’Arq. Fernando Andrés López Larreynaga, et a été établi dans le District de San Salvador, municipalité de San Salvador Centro, département de San Salvador, le 1er octobre 2026.
La décision transfère aux producteurs agricoles la charge de démontrer la planification et le contrôle de chaque brûlage, tandis que le MARN demeure responsable de fixer les règles techniques. En pratique, le décret rouvre une pratique interdite depuis avril 2026 dans un pays exposé aux incendies de forêt, et ce, avec un délai de deux ans qui fait de l’émission d’instructions et de la fiscalisation le point critique de la norme.
Source : Journal Officiel, Tome Nº 453, Numéro 182, 1er octobre 2026, Section Organe Exécutif, p. 4-5 (référence officielle : Décret Exécutif No. 3).