Diario Oficial El Peruano · 23 Sep 2026 · 5 vistas
Le gouvernement déclare 60 jours d'urgence à Alto Nanay en raison de l'exploitation minière illégale
Por FactBox Admin

Le Gouvernement a déclaré l’état d’urgence pour soixante jours calendaires dans le district d’Alto Nanay, province de Maynas, département de Loreto, afin de lutter contre l’exploitation minière illégale, les délits connexes et le crime organisé. La décision a été formalisée par le Décret Suprême N° 136-2026-PCM, publié dans la section Normas Legales du journal officiel El Peruano du mercredi 23 septembre 2026. La Police Nationale du Pérou assure le contrôle de l’ordre interne avec le soutien des Forces Armées.
Le décret a été signé à la Maison du Gouvernement, à Lima, le 22 septembre 2026 par Luis Fernando Galarreta Velarde, premier vice-président de la République et chargé du cabinet de la Présidence. Il est contresigné par le président du Conseil des Ministres, Rafael Jorge Belaunde Llosa ; le ministre de l’Intérieur, César Augusto Astudillo Salcedo ; le ministre de la Défense, et le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ernesto Julio Álvarez Miranda.
La mesure répond à la demande du Commandement Général de la Police Nationale du Pérou, formulée par l’Oficio N° 921-2026-CG PNP/SEC du 16 septembre 2026, et s’appuie sur le Rapport N° 190-2026-COMOPPOL/DIRNOS-EM.UNIPLA (confidentiel), du 15 septembre, et sur le Rapport Administratif N° 12-2026-DIRNOS PNP/REGPOL LORETO-EM UNIPLEDU.APA (confidentiel), du 14 septembre, de la Région Policière de Loreto. L’Avis N° 1487-A-2026-SECEJE/DIRASJUR-DIVDJPN, du 16 septembre, de la Direction du Conseil Juridique de la PNP, a complété la procédure.
Suspension des garanties constitutionnelles
Pendant la durée de l’urgence, l’exercice des droits constitutionnels relatifs aux points suivants est restreint ou suspendu :
- L’inviolabilité du domicile.
- La liberté de circulation sur le territoire national.
- La liberté de réunion.
- La liberté et la sécurité personnelles.
Il s’agit des numéros 9, 11, 12 et 24, alinéa f, de l’article 2 de la Constitution Politique du Pérou, conformément au numéro 1 de l’article 137. Les activités religieuses, culturelles, sportives et non sportives à caractère massif nécessiteront une autorisation préalable auprès des autorités compétentes ; celles qui ne sont pas massives pourront être réalisées sans autorisation.
Opérations et mesures pendant l’urgence
Les forces intégrées —Police Nationale du Pérou, responsable de l’ordre interne, avec le soutien des Forces Armées— exécuteront :
- Patrouilles permanentes, dissuasives et inopinées dans des zones stratégiques.
- Opérations de contrôle d’identité dans les immeubles (y compris le forcement des serrures si nécessaire), sur la voie publique et dans les transports publics et privés.
- Recherche et capture de personnes recherchées par la justice via le contrôle d’identité.
- Intervention et immobilisation de véhicules avec documentation falsifiée ou plaques illisibles.
- Opérations de saisie d’armes, de munitions, d’explosifs illégaux et d’articles pyrotechniques, avec la participation du Parquet de Prévention du Délit.
- Opérations contre les intrants chimiques contrôlés.
- Vérification de l’identité des étrangers par les services de Migrations, via la Procédure Administrative Sanctionnelle Spéciale Exceptionnelle (PASEE).
L’intervention est régie par le Décret Législatif N° 1186 et le Décret Législatif N° 1095, ainsi que par le protocole d’action conjointe approuvé par le Décret Suprême N° 002-2023-MIMP.
Délais, rapport et financement
Une fois les soixante jours écoulés, la Police Nationale du Pérou informera le titulaire du Ministère de l’Intérieur, par l’intermédiaire du Commandement Général, des résultats obtenus, dans les cinq jours ouvrables suivants. Le rapport final sera transmis à la Présidence de la République avec les recommandations correspondantes.
La mise en œuvre est financée sur le budget institutionnel des départements concernés. La durée de l’état d’urgence ne dépasse pas soixante jours et sa prorogation nécessite l’approbation du Sénat, conformément à l’article 137 de la Constitution.
La déclaration s’applique directement aux habitants d’Alto Nanay, qui vivront pendant deux mois avec des garanties suspendues et avec des opérations de contrôle d’identité, de saisie d’armes et d’intrants chimiques dans leur juridiction. Le décret fixe également un mécanisme de reddition de comptes : la Police Nationale du Pérou devra rendre compte au Ministère de l’Intérieur et à la Présidence de la République des résultats de l’intervention, ce qui fait de la zone un point d’observation sur la lutte étatique contre l’exploitation minière illégale en Amazonie.
Source : El Peruano, Normas Legales, Año XLIII - N° 19536, mercredi 23 septembre 2026, pág. 4 (référence officielle : 2557331-1).