Diario Oficial de Extremadura · 23 Sep 2026 · 6 vistas
L'Estrémadure fixe des services minimums face à la grève des enseignants de septembre
Por FactBox Admin

La Direction Générale du Personnel Enseignant du Conseil de l’Éducation et de la Formation Professionnelle a fixé les services minimums qui devront être maintenus dans les centres publics d’enseignement non universitaire d’Estrémadure pendant la grève convoquée par SINDI-K pour les 24 et 25 septembre 2026. La mesure est consignée dans la Résolution du 21 septembre 2026, publiée dans le Journal Officiel d’Estrémadure (DOE) numéro 184, du 23 septembre 2026, sous la référence 2026062412. L’accord sur les minimums a été conclu après la réunion tenue avec le Comité de grève le 21 septembre.
Le Syndicat Indépendant National de Développement et d’Innovation (SINDI-K) a communiqué à l’Autorité du Travail la convocation d’une grève sectorielle en vertu de l’article 3 du Décret-loi royal 17/1977, du 4 mars, sur les relations de travail. Le débrayage s’étend à tout le personnel enseignant exerçant ses fonctions dans des centres publics d’enseignement non universitaire, quel que soit son lien contractuel, dépendant du Ministère de l’Éducation, de la Formation Professionnelle et des Sports ou des administrations éducatives des communautés autonomes. Selon les organisateurs, la grève se déroulera du 24 septembre à 00h00 au 25 septembre 2026 à 24h00.
La résolution s’appuie sur l’article 28.2 de la Constitution Espagnole, qui oblige à garantir le maintien des services essentiels de la communauté, et sur l’article 27, qui consacre le droit à l’éducation. L’Administration invoque également l’article 10, deuxième paragraphe, du Décret-loi royal 17/1977 et l’article 152.1.m) de la Loi 13/2015, du 8 avril, sur la Fonction Publique d’Estrémadure.
Services essentiels et critères de justification
Sont considérés comme services essentiels les activités nécessaires pour garantir le droit à la formation des élèves, les activités de direction du centre assurant la journée de travail du personnel qui ne suit pas la grève et, dans les centres avec internat, l’attention portée aux élèves internes durant les heures où ils ne sont pas pris en charge par un autre personnel.
La fixation des minimums se justifie par :
- Le droit à l’éducation des élèves.
- Le droit au travail du personnel qui ne suit pas la grève.
- Le droit des parents d’élèves mineurs d’exercer leur activité professionnelle, la grève coïncidant avec des jours ouvrables.
- La nécessité de garantir les normes minimales de coexistence.
Minimums par type de centre
- CEI, CEP et CEIP : directeur ou directrice, chef ou cheffe des études désigné par la direction dans les centres en comptant plus d’un, et un enseignant pour 60 élèves ou fraction.
- CRA : directeur ou directrice dans la localité principale et un enseignant dans chacune des autres localités.
- Écoles Unitaires : un enseignant.
- IESO et IES : directeur ou directrice, chef ou cheffe des études désigné et un enseignant pour 90 élèves ou fraction.
- CIFP : directeur ou directrice.
- Centres ordinaires avec des élèves ayant des besoins éducatifs spéciaux (BES) : un enseignant supplémentaire pour 25 élèves ou fraction présentant ces besoins.
- EOI, conservatoires de musique, écoles d’arts plastiques et de design, centres d’éducation pour adultes, EOEP, CPR, écoles-foyers et résidences : directeur ou directrice.
- CEE : directeur ou directrice et un enseignant pour 60 élèves ou fraction.
Direction, non-respect et recours
La personne exerçant la direction du centre sera compétente pour garantir l’ouverture au début de la journée scolaire, déterminer nominativement le personnel affecté aux services minimums en l’absence de consensus et faciliter l’information sur le suivi de la grève. Le non-respect de l’obligation d’assurer les services essentiels sera sanctionné conformément à la réglementation en vigueur.
La résolution produit ses effets le jour même de sa publication au DOE. Contre celle-ci, qui met fin à la voie administrative, un recours facultatif de rétractation peut être formé dans un délai d’un mois devant le Directeur Général du Personnel Enseignant ou un recours contentieux-administratif dans un délai de deux mois devant le Tribunal Supérieur de Justice d’Estrémadure. Le document est signé à Mérida le 21 septembre 2026 par le directeur général du Personnel Enseignant, David Moreno Rego.
La décision affecte directement les familles estrémadures : les centres devront ouvrir et maintenir l’activité pédagogique avec des effectifs réduits pendant deux jours ouvrables, tandis que les élèves ayant des besoins spécifiques et les internes recevront une attention renforcée. Les minimums convenus avec le comité de grève visent à équilibrer le droit de grève du corps enseignant avec le droit à l’éducation et la conciliation professionnelle des parents.
Source : Journal Officiel d’Estrémadure, numéro 184, du 23 septembre 2026, section III (référence officielle : 2026062412).