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Diario Oficial El Peruano · 26 Oct 2026 · 2 vistas

Le Tribunal Constitutionnel rejette un habeas corpus et fixe le calcul de la prescription

Por FactBox Admin

El Tribunal Constitucional rechaza un hábeas corpus y fija el cómputo de la prescripción

Le Plénum du Tribunal Constitutionnel a déclaré non fondée la demande d’habeas corpus présentée par Elías Segovia Ruiz, condamné à six ans et quatre mois de peine privative de liberté pour détournement de fonds aggravé au préjudice du Gouvernement Régional d’Apurímac. La décision figure dans l’Arrêt 213/2026, rendu dans l’Exp. N° 03861-2025-PHC/TC, publié dans le Journal Officiel El Peruano du lundi 26 octobre 2026 (Année XXII, Nº 4461), dans la section Procédures Constitutionnelles.

Le jugement, adopté lors d’une session du Plénum Juridictionnel en date du 31 août 2026, rejette la prétention d’éteindre d’office l’action pénale. Le tribunal a conclu que les sentences condamnatoires ont été prononcées avant l’expiration du délai de prescription et que, par conséquent, les droits au procès équitable, au délai raisonnable ainsi que le principe constitutionnel de la prescription n’ont pas été violés.

La condamnation et le parcours judiciaire de l’affaire

Segovia Ruiz a été condamné par la Résolution 55, du 14 octobre 2020, en tant qu’auteur du délit continu contre l’administration publique, sous-type détournement de fonds aggravé. La Résolution 75, du 30 janvier 2023, délivrée par la Chambre Pénale d’Appel de la Cour Supérieure de Justice d’Apurímac, a confirmé la sentence dans tous ses points.

Selon la résolution elle-même, le condamné a autorisé, par voie de formalisation, des modifications budgétaires illégales, donnant une application définitive différente de celle prévue dans les résolutions exécutives régionales au cours des années 2012, 2013 et 2014, imputées aux projets du Nouvel Hôpital d’Andahuaylas et de l’Assainissement Basique d’Abancay.

Le recours constitutionnel était dirigé contre le juge du Troisième Tribunal Pénal Unipersonnel Supraprovincial d’Abancay, Juan Edward Suyo Rojas, ainsi que contre les juges de la Chambre Pénale d’Appel Olmos Huallpa, Paz Carpio et Mendoza Marín. Le demandeur est privé de sa liberté dans l’Établissement Pénitentiaire d’Abancay.

Le critère : la formalisation suspend le chronomètre de la prescription

Le point central du litige était la date à partir de laquelle le délai est calculé. La défense soutenait que le calcul devait débuter le 10 juillet 2014, avec la dernière Résolution Exécutive Régionale 561-2-2014-GR, et qu’après dix ans et six mois, l’action pénale était déjà prescrite.

Le tribunal a précisé que les faits continus se sont produits entre le 30 juin 2012 et le 30 juin 2014, et que la Disposition 3, du 1er octobre 2015, a ordonné la formalisation et la poursuite de l’enquête préparatoire. À partir de cette date, le temps écoulé a été annulé et un nouveau délai a commencé à courir, conformément à l’alinéa 1 de l’article 339 du Nouveau Code de Procédure Pénale.

Les délais appliqués furent les suivants :

  • Peine maximale du délit au moment des faits : huit ans, selon le deuxième paragraphe de l’article 389 du Code pénal, modifié par la Loi 30111, publiée le 26 novembre 2013.
  • Délai ordinaire de prescription : huit ans.
  • Délai extraordinaire : douze ans.
  • Expiration du délai, compté à partir de la formalisation : le 1er octobre 2027.

Avec ce calcul, le Plénum a conclu que les sentences du 14 octobre 2020 et du 30 janvier 2023 ont été prononcées dans les délais et a déclaré la demande infondée.

Votes singuliers et limite à la suspension

La sentence a été adoptée avec les fondements de vote des magistrats Domínguez Haro, président du collégial, et Pacheco Zerga. Ce dernier a divergé sur le raisonnement concernant la prescription : il a soutenu que la suspension est une pause et que, une fois épuisée, le délai reprend, de sorte que le calcul total serait de treize ans à partir du 30 juin 2014, avec une expiration le 30 juin 2027.

Le tribunal a rappelé en outre que la suspension ne peut être indéfinie, car maintenir l’action pénale en vigueur sans limite temporelle violerait le droit à un délai raisonnable. Dans cette ligne, il a cité la Sentence 45/2026, du Dossier N° 00013-2024-PI/TC, qui a confirmé la constitutionnalité de la Loi 31751, norme qui a fixé à un an maximum la suspension du calcul pour les délits dont les délais de prescription ne dépassent pas vingt ans.

Le Plénum a également délimité la portée de l’habeas corpus : la prescription ne peut être discutée devant la juridiction constitutionnelle que si la justice pénale a préalablement déterminé les éléments temporels permettant le calcul. La Chambre pénale d’appel avait déclaré la demande irrecevable, par la Résolution 8 du 13 mai 2025, considérant que la résolution contestée n’était pas définitive car un pourvoi en cassation était en cours.

Impact pour les condamnés cherchant à éteindre leur peine

La résolution ferme la voie constitutionnelle à ceux qui, avec une condamnation définitive ou en cassation, prétendent éteindre la peine en invoquant le passage du temps. Le critère renforce le fait que le délai est interrompu par la formalisation de l’enquête préparatoire et que le contrôle de la validité de l’action pénale incombe, en première instance, à la magistrature ordinaire.


Source : Journal Officiel El Peruano, Année XXII, Nº 4461, lundi 26 octobre 2026, section Procès Constitutionnels, pág. 1 (référence officielle : Sentence 213/2026, Dossier N° 03861-2025-PHC/TC).