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BOE · 02 Oct 2026 · 19 vistas

Le Gouvernement crée un groupe de travail sur la retraite anticipée et la pénibilité

Por FactBox Admin

El Gobierno crea un grupo de trabajo sobre jubilación anticipada y penosidad

Le Ministère de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortes a créé un groupe de travail pour étudier la dimension de genre et la pénibilité dans l’exercice du travail en fonction de l’âge, dans le cadre de la procédure générale visant à fixer des coefficients réducteurs permettant d’anticiper l’âge de la retraite. La mesure est formalisée par l’Ordre PJC/1023/2026, du 28 septembre, publié dans le Boletín Oficial del Estado n° 244, du 2 octobre 2026, section III, pág. 128926 (référence officielle BOE-A-2026-20513). L’ordre entre en vigueur le lendemain de sa publication.

Le mandat légal et l’organe qui l’exécute

La norme développe l’article 206.1 du texte refondu de la Loi Générale de la Sécurité Sociale, approuvé par le Décret Royal Législatif 8/2015, du 30 octobre, qui permet de réduire par décret royal l’âge minimum de la retraite pour les groupes ou activités professionnelles dont les travaux sont exceptionnellement pénibles, toxiques, dangereux ou insalubres et présentant des indices de morbidité ou de mortalité élevés. En application de ce mandat, le Décret Royal 402/2025, du 27 mai a été approuvé, dont la disposition additionnelle première.1 prévoyait la création de ce groupe de travail.

Le nouvel organe est constitué en organe collégial interministériel conformément aux articles 21.1.a) et 22.3 de la Loi 40/2015, du 1er octobre, sur le Régime Juridique du Secteur Public, et ne possède pas de fonctions décisionnelles. Il dépend de la Direction Générale de l’Organisation de la Sécurité Sociale, rattachée au Ministère de l’Inclusion, de la Sécurité Sociale et des Migrations via le Secrétariat d’État à la Sécurité Sociale et aux Pensions. L’ordre est signé par le ministre Félix Bolaños García.

Composition : présidence, onze membres et secrétariat

Le groupe agira en Plénière et comprendra les membres suivants :

  • Présidence : le titulaire de la Direction Générale de l’Organisation de la Sécurité Sociale.
  • Membres : onze représentants du sous-groupe A1 désignés par l’Institut National de la Sécurité Sociale, l’Institut Social de la Marine, le Service Juridique de la Sécurité Sociale, le Secrétariat d’État au Travail, l’Organisme Étatique de l’Inspection du Travail et de la Sécurité Sociale, O.A., l’Institut National de Sécurité et de Santé au Travail, O.A., M.P., le Ministère pour la Transformation Numérique et de la Fonction Publique, le Secrétariat d’État aux Droits Sociaux et l’Institut des Femmes, O.A., ainsi qu’une personne désignée par les associations patronales et une autre par les organisations syndicales les plus représentatives au niveau national.
  • Secrétariat : le titulaire de la Sous-Direction Générale de l’Organisation Juridique de la Sécurité Sociale, avec voix consultative mais sans droit de vote.

La présidence pourra convoquer des experts, avec voix consultative et sans droit de vote, à titre exclusivement technique et consultatif. Les membres ne percevront aucune rémunération pour leur participation.

Fonctions et délais

Le groupe devra analyser et évaluer la dimension de genre dans la fixation des coefficients réducteurs pour les professions à forte présence féminine. Il étudiera également, dans un délai de six mois à compter de sa constitution, les activités dans les secteurs où les exigences physiques ou psychiques à partir d’un certain âge constituent une pénibilité sans pour autant justifier de taux de morbidité ou de mortalité élevés. En outre, il analysera le droit comparé, principalement au sein de l’Union européenne, et évaluera dans un délai d’un an s’il convient de modifier le Décret royal 402/2025.

S’il détecte des collectifs susceptibles de bénéficier de coefficients réducteurs sans représentation patronale ou syndicale, il en informera la Direction générale de l’organisation de la sécurité sociale afin d’en évaluer l’initiation d’office. Le groupe se réunira au moins deux fois, adoptera des accords à la majorité simple —avec voix prépondérante de la présidence en cas d’égalité— et le rapport final de conclusions sera élaboré de manière coordonnée par l’Inspection du travail et de la sécurité sociale et l’Institut national de sécurité et de santé au travail. Cette création n’entraînera aucune augmentation des dépenses publiques.

L’arrêté ouvre la voie à l’examen des professions qui méritent d’anticiper la retraite pour pénibilité, une question qui affecte les secteurs avec des travaux pénibles ou insalubres ainsi que des collectifs féminisés jusqu’à présent exclus de la procédure. Le résultat des études et l’éventuelle modification du Décret royal 402/2025 détermineront quelles activités accèdent aux coefficients réducteurs et avec quelle portée.


Source : Bulletin Officiel de l’État, n° 244, du 2 octobre 2026, section III, p. 128926 (référence officielle : BOE-A-2026-20513).