Registro Oficial del Ecuador · 29 Oct 2026 · 8 vistas
Le Conseil de la Magistrature approuve le test psychologique des juges
Por FactBox Admin

Le Plénum du Conseil de la Magistrature a approuvé à l’unanimité la Méthodologie pour l’Exécution de la Phase de Test Psychologique du Concours Public de Mérites et d’Opposition, Impugnation Citoyenne et Contrôle Social, pour la Sélection et la Désignation des Juges de la Cour Nationale de Justice. La décision figure dans la Résolution 227-2026, adoptée lors de la Session Extraordinaire N° 161-2026 du 28 octobre 2026 et publiée dans le Sixième Supplément du Registre Officiel N° 400, du jeudi 29 octobre 2026, dans la section Fonction Judiciaire et Justice Indigène (p. 5). Cette étape permet d’activer l’une des phases conditionnant l’avancement du renouvellement judiciaire.
La méthodologie est émise en vertu de l’article 181 de la Constitution de la République de l’Équateur et de l’article 264, numéro 10, du Code Organique de la Fonction Judiciaire, et développe la ligne générale fixée par le Règlement du concours, émis via la Résolution 109-2026, du 3 juillet 2026. Elle s’articule, en outre, avec le Protocole pour la Protection des Données Personnelles du concours, approuvé par la Résolution 197-2026, du 22 septembre 2026. L’instrument et ses deux annexes ont été validés par la Direction Générale avec le Mémorandum N° CJ-DG-2026-7767-M, du 28 octobre 2026, et font l’objet d’un rapport technique de la Direction Nationale du Talent Humain (Rapport N° CJ-DNTH-SA-2026-1425).
La résolution porte la signature de la présidente du Conseil de la Magistrature, Mercedes Johanna Caicedo Aldaz, et des membres Magaly Camila Ruiz Cajas, Alfredo Juvenal Cuadros Añazco, Damián Alberto Larco Guamán et Fabián Plinio Fabara Gallardo ; elle est certifiée par le secrétaire général Marco Antonio Cárdenas Chum.
Un test d’une heure et un entretien clinique
La phase s’applique uniquement à ceux qui ont réussi l’examen de confiance et se compose de deux activités : un test psychométrique et un entretien individuel, structuré ou semi-structuré. Sur l’ensemble des instruments prévus, un seul sera appliqué à tous les candidats, au choix de l’évaluateur selon des critères techniques, et ce choix devra être notifié avant le début de l’étape :
- MMPI (Inventaire Multifasique de la Personnalité du Minnesota), avec des items à réponse dichotomique et des échelles de validité et cliniques.
- PAI (Inventaire d’Évaluation de la Personnalité), de 344 items sur une échelle de Likert en quatre points.
- MCMI-IV (Inventaire Clinique Multiaxial de Millon), de 195 items et scores de taux de base.
Le test durera 60 minutes et l’entretien en présentiel entre 30 et 45 minutes, dans un environnement contrôlé, sur un seul site et dans des espaces individuels, de manière simultanée par groupes. Les candidats devront se présenter 60 minutes à l’avance pour l’accréditation de l’identité, sans accompagnateurs ni personnel de sécurité privée, et l’entrée et l’utilisation de téléphones mobiles, montres connectées, tablettes, écouteurs, documents physiques ou numériques sont interdites. Toute personne n’arrivant pas à l’heure convoquée ne pourra pas entrer, conformément à l’article 32 de la Résolution 109-2026.
Cinq axes fonctionnels et le filtre de l’aptitude
L’évaluation clinique est organisée en cinq axes fonctionnels : jugement et sens de la réalité ; régulation émotionnelle et contrôle des impulsions ; relations interpersonnelles et empathie ; autonomie et prise de décision ; et stabilité clinique et capacité d’adaptation. Les critères diagnostiques sont interprétés selon le DSM-5-TR et la CIE-10, et l’avis doit être techniquement motivé.
La condition d’« apte » ou « inapte » ne sera pas déterminée uniquement par le résultat du test : elle exige la convergence technique entre la découverte psychométrique et sa corroboration lors de l’entretien. Tout avis d’« inapte » devra démontrer que les altérations détectées génèrent un empêchement fonctionnel et un risque pour l’exercice des fonctions juridictionnelles. La détermination aura un caractère définitif, sans possibilité de reconsidération, de requalification ou de réévaluation clinique.
Données sensibles, garde et délais
S’agissant de données de santé mentale, le traitement exige un consentement éclairé préalable, libre, spécifique et explicite, signé lors de l’étape de candidature. Les candidats peuvent exercer leurs droits d’accès, de rectification, de mise à jour, de suppression, d’opposition, de portabilité et à ne pas faire l’objet de décisions basées uniquement sur des évaluations automatisées.
- Conservation des rapports et dossiers : sept ans, sous la garde du Conseil de la Judicature.
- Notification des incidents de sécurité par le responsable du traitement : maximum deux jours.
- Avis à l’autorité de protection des données : cinq jours ; aux candidats concernés : trois jours.
- Publication citoyenne : uniquement la liste des candidats qualifiés d’aptes, avec interdiction expresse de diffuser les résultats cliniques, les tests appliqués ou les scores.
Responsables et continuité du processus
L’exécution incombe à la Direction Générale ainsi qu’aux directions nationales des Ressources Humaines, des Technologies de l’Information et des Communications, de la Communication Sociale et Administrative. La Direction Nationale des Ressources Humaines administre le Système Intégral des Ressources Humaines de la Fonction Judiciaire (SITHFUJ), tandis que l’évaluateur — personne morale contractée — et son équipe de professionnels en psychologie clinique assurent l’application des instruments et les rapports individuels.
Une fois l’étape close, les Ressources Humaines élaboreront un rapport technique contenant la liste des personnes aptes et non aptes ; la Direction Générale le validera et le Plénum l’approuvera en tant que rapport final, ce qui produit la préclusion automatique de la phase. Le Plénum ordonnera alors l’exclusion de ceux qui ne l’ont pas franchie et l’ouverture de la phase suivante du concours.
La pertinence de la résolution est double : elle transforme l’aptitude psychologique en un filtre technique vérifiable, avec des instruments standardisés et des avis motivés, et établit pour la première fois un régime détaillé de garde et de confidentialité pour les données de santé des candidats. De cet équilibre dépend la crédibilité du processus par lequel la Cour Nationale de Justice sera partiellement renouvelée.
Source : Registro Oficial, Sixième Supplément Nº 400, jeudi 29 octobre 2026, Fonction Judiciaire et Justice Indigène, pág. 5 (référence officielle : Résolution 227-2026).