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Registro Oficial del Ecuador · 28 Oct 2026 · 4 vistas

Le CNE régule la publicité électorale anticipée des candidats au CPCCS

Por FactBox Admin

El CNE regula la publicidad electoral anticipada de los candidatos al CPCCS

Le Plénum du Conseil National Électoral (CNE) a promulgué le Règlement pour le Contrôle et la Fiscalisation de la Publicité Électorale des candidates et candidats aux postes de conseillers du Conseil de Participation Citoyenne et de Contrôle Social (CPCCS), via la résolution PLE-CNE-2-26-10-2026. La norme figure au Registre Officiel, Sixième Supplément Nº 399, du mercredi 28 octobre 2026, comprenant 21 pages et un règlement de vingt articles entré en vigueur dès sa promulgation dans ce bulletin.

Le règlement a été approuvé lors de la Session Ordinaire No. 089-PLE-CNE-2026, tenue virtuellement le 26 octobre 2026, avec les votes favorables de :

  • José Cabrera Zurita, Président du CNE ;
  • Esthela Acero Lanchimba, Vice-présidente ;
  • Enrique Pita García, Conseiller ;
  • José Merino Abad, Conseiller.

La certification du texte correspond à la secrétaire générale Betty Consuelo Báez Villagómez. Le règlement développe le troisième article non numéroté suivant l’article 35 de la Loi Organique du CPCCS, qui interdit le prosélytisme des partis, mouvements et fonctionnaires publics lors de cette élection, et reprend la règle jurisprudentielle du Tribunal Contentieux Électoral fixée dans l’Affaire Nro. 111-2023-TCE (Cumulées) du 8 mai 2024, qui a assimilé à de la publicité électorale les publications sur les réseaux sociaux et les médias non traditionnels visant à mobiliser la volonté populaire. Il prend également en compte l’arrêt 11-18-IN/24 du 29 août 2024 de la Cour Constitutionnelle, qui a déclaré partiellement inconstitutionnel ce même article non numéroté.

Précampagne, campagne et silence électoral

L’article 8 définit la campagne anticipée ou précampagne comme tout acte de propagande ou de publicité électorale réalisé avant la période fixée pour la campagne, sans affecter le droit à la liberté d’expression des candidats, des citoyens et des organisations sociales. L’article 9 réserve au CNE la détermination des dates de début et de fin de la campagne, avec une promotion équitable des noms, des trajectoires et des propositions.

Le silence électoral s’applique dès 48 heures avant les scrutins jusqu’à 17h00 le jour du suffrage. Durant cet intervalle, la promotion, la propagande ou la publicité électorale dans les médias traditionnels, non traditionnels et les réseaux sociaux, ainsi que les meetings et rassemblements, sont interdits. De plus, les délégations électorales provinciales et les bureaux électoraux retireront la propagande située dans un périmètre allant jusqu’à 100 mètres autour des centres de vote.

Surveillance des médias, panneaux et réseaux sociaux

L’article 11 confie le suivi à la Direction Nationale de Fiscalisation et de Contrôle des Dépenses Électorales et aux unités techniques déconcentrées, avec un caractère technique et documentaire. Avant chaque processus, la Coordination Nationale de Développement des Produits et Services d’Information Électorale identifiera les quatre réseaux sociaux ayant la plus grande portée et influence au niveau national, lesquels feront l’objet d’un suivi obligatoire, et le CNE demandera le Registre Public des Médias actualisé. Le contrôle inclut la voie publique, les panneaux fixes et mobiles ainsi que les événements avec une utilisation possible de ressources publiques, et pourra s’appuyer sur des personnes morales spécialisées contractées à cet effet.

Les délais pour les candidatures sont restreints :

  • Informer sous trois jours des comptes d’utilisateur et des espaces numériques qui seront utilisés pour diffuser le contenu de leur candidature.
  • Actualiser cette information sous trois jours à compter de la création ou de l’activation d’un compte ultérieur.
  • Aviser deux jours à l’avance des événements, réunions et activités publiques, en précisant le lieu, la date et l’heure.
  • Signaler les entretiens dans les deux jours suivant leur réalisation, en indiquant le média ou la plateforme.

Suspension, décharges et disqualification

L’article 14 habilite le CNE à suspendre la diffusion de publicités contraires à la loi, à suspendre des événements publics et à transmettre au Tribunal Contentieux Électoral les faits pouvant constituer une infraction. La procédure de l’article 15 prévoit l’enregistrement de la faute présumée dans une matrice, la collecte de preuves, le rapport technique et la notification au présumé contrevenant, qui disposera de trois jours pour présenter ses décharges ; les fautes des candidats sont traitées par l’instance nationale et celles d’autres sujets par les délégations provinciales.

La réception ou l’utilisation de financements privés de toute nature, y compris les ressources propres et les apports de tiers, active la procédure de disqualification de l’article 16, avec rapport technique, notification à l’adresse électronique enregistrée dans le curriculum vitae, trois jours pour plaider et résolution finale du Plénum. Les débats ne pourront être organisés que par le milieu universitaire et l’Institut de Recherche, de Formation et de Promotion Politico-Électorale (IDD), selon des conditions de parité, de pluralisme et d’équité.

L’impact est direct pour les médias de communication, les plateformes numériques et les aspirants : pour la première fois, le CNE dispose d’une procédure réglementée pour surveiller la propagande du CPCCS en dehors des espaces financés par l’organisme lui-même, avec des délais de réponse courts et la disqualification comme sanction maximale pour l’utilisation d’argent privé.


Source : Registro Oficial, Sixième Supplément Nº 399, 28 octobre 2026, Fonction Électorale, pág. 7 (référence officielle : PLE-CNE-2-26-10-2026).