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Diario Oficial de Castilla-La Mancha · 22 Oct 2026 · 2 vistas

L'aérodrome privé de La Galiana devra se soumettre à une évaluation environnementale ordinaire

Por FactBox Admin

El aeródromo privado de La Galiana deberá someterse a evaluación ambiental ordinaria

La Délégation Provinciale du Développement Durable de Guadalajara a résolu que le projet de construction de l’aérodrome de La Galiana, sur le domaine La Matilla de la commune de Pozo de Guadalajara, doit être soumis à une évaluation d’impact environnemental ordinaire car il a des effets significatifs sur l’environnement. La décision, signée par le délégué provincial Rubén García Ortega le 13 octobre 2026, est publiée dans le Journal Officiel de Castille-La Manche n° 203, du 22 octobre 2026, sous la référence officielle 2026/7566. Le rapport n’autorise pas l’installation : il oblige le promoteur à élaborer une étude d’impact environnemental complète et à reprendre la procédure devant l’organe substantif.

Le promoteur est Rusticarea Explotaciones Agrarias, S.L. et l’organe substantif est la Direction Générale des Transports et de la Mobilité du Ministère des Travaux Publics (Consejería de Fomento). La procédure a débuté le 27 février 2026 et a été enregistrée sous le numéro de dossier S478/2026/GU/00070. L’action s’inscrit dans l’annexe II de la Loi 2/2020, du 7 février, sur l’Évaluation Environnementale de Castille-La Manche, au sein du groupe 7, paragraphe e) — construction d’aérodromes —, et dans le Décret Royal 445/2023, qui a modifié les annexes de la Loi 21/2013 nationale.

Le 8 avril 2026, l’organe environnemental a formulé des consultations préalables auprès de 29 administrations et entités ; seules huit ont répondu. Parmi les entités consultées figurent l’Agence Étatique de Sécurité Aérienne (AESA), la Confédération Hydrographique du Tage, le Ministère de la Défense, la Députation Provinciale de Guadalajara, SEO BirdLife, Ecologistas en Acción de Guadalajara, WWF/Adena, les mairies de Pioz, Loranca de Tajuña, Chiloeches et Pozo de Guadalajara, ainsi que les municipalités madrilènes de Los Santos de la Humosa, Santorcaz et Valdarachas. La Mairie de Pozo de Guadalajara a été consultée mais n’a pas émis de rapport.

Un aérodrome restreint avec une piste de 550 mètres

Le projet prévoit un aérodrome restreint et à usage privé dédié à l’aviation générale, opérant uniquement sous règles de vol à vue (VFR), sur la route CM-235, kilomètre 1,9, à 21,7 kilomètres à l’est de l’aéroport de Madrid-Torrejón, dans le plateau de La Alcarria. Les caractéristiques déclarées sont :

  • Superficie totale de 80 000 m², dans le polygone 1, parcelles 1, 5001, 5002 et 161.
  • Piste en terre compactée de 550 mètres de longueur et 35 de largeur, orientation 04/22, sans revêtement.
  • Bande de 610 par 70 mètres et RESA de 60 mètres (30 à chaque extrémité).
  • Voie de circulation de 70 par 15 mètres et plateforme de 5 000 m².
  • Hangar préfabriqué de 600 m² et unique accès en terre compactée de 190 mètres.
  • Sans dépôt de carburant ; clôture actuelle de la propriété.
  • Entre 3 et 4 opérations quotidiennes, du lever au coucher du soleil, toute l’année.
  • Aéronefs prévus : ATEC 122 Zephyr 2000, Piper PA-28 Cherokee, Sukhoi Su-29 et Yakovlev Yak-52.

Le document justifie l’initiative par la demande pour ce type de vols — l’aérodrome le plus proche se trouvant à 40 kilomètres — et par la volonté de revaloriser l’activité de célébrations et d’événements de la propriété. Parmi les cinq alternatives étudiées, la cinquième a été choisie afin de réduire le nombre d’arbres transplantés, d’éviter le sol rustique protégé et d’éloigner les travaux du ruisseau Valilongo.

Oiseaux menacés, bruit et urbanisme

Le rapport constate la présence de trois habitats d’intérêt communautaire (codes 4090, 5210 et 9340) et d’espèces du Catalogue Régional des Espèces Menacées, dont l’aigle impérial ibérique et l’aigle perdrix, tous deux en danger d’extinction. Aux alentours, la reproduction d’un couple d’aigles royaux a été constatée à 2,6 kilomètres du nid et celle d’un couple d’aigles impériaux à 5,8 kilomètres, et la parcelle se situe à environ 3 kilomètres de la zone de dispersion de l’aigle perdrix. Le Service du Milieu Naturel considère que les empreintes sonores fournies confirment l’impact sur les oiseaux nicheurs et qualifie l’impact paysager de considérable.

En matière acoustique, les bâtiments les plus sensibles sont ceux de l’urbanisation Medina Zahara (également appelée Monte de los Santos), à moins de 700 mètres et sur le territoire de Chiloeches. L’organe environnemental demande une étude multidisciplinaire sur le stress acoustique et le succès reproductif des oiseaux.

Sur le plan urbanistique, le Plan d’Aménagement Municipal de Pozo de Guadalajara, approuvé le 15 juin 2005, classifie les terrains comme sol rustique de réserve, avec un fragment d’environ 1 100 m² de RESA sur sol rustique protégé. Le Service d’Urbanisme avertit que l’article 56.6.1 des normes urbanistiques interdit les équipements collectifs sur sol rustique protégé, par conséquent, l’intervention nécessitera une qualification urbanistique conformément à l’article 37 du Règlement du Sol Rustique.

Voies d’estive, Défense et accumulation d’impacts

L’évaluation détecte qu’un tronçon d’environ 400 mètres du Cordel de Santorcaz, inclus dans la propriété, est inaccessible, ce qui enfreint la Loi 3/1995 sur les Voies Pecuaires et la Loi 9/2003 de Castille-La Manche ; la fermeture illégale devra être annulée. À trois kilomètres au sud se situe la Station Radio Santorcaz de l’Armada Espagnole, déclarée zone d’intérêt pour la Défense Nationale par le Décret Royal 790/2023 ; ni le Ministère de la Défense ni l’AESA n’ont émis de prononcé.

Le rapport avertit également que la somme du développement agricole, urbanistique et énergétique place la municipalité « à la limite de sa capacité de charge », avec des chênaies réduites à des extensions testimoniales, et réclame une évaluation plus détaillée des effets cumulatifs et synergiques.

Le prononcé constitue un obstacle pertinent pour le promoteur : l’aérodrome ne pourra être autorisé via la procédure simplifiée et devra passer par une évaluation ordinaire, avec une nouvelle étude d’impact environnemental et une exposition publique, avant toute autorisation de la Consejería de Fomento. Le rapport n’est pas susceptible de recours de manière autonome, conformément à l’article 54.5 de la Loi 2/2020, sans préjudice des recours contre le futur acte d’autorisation.


Source : Diario Oficial de Castilla-La Mancha, n° 203, 22 octobre 2026, section III (Autres Dispositions et Actes), p. 37467-37475 (référence officielle : 2026/7566).