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BOE · 20 Oct 2026 · 2 vistas

Décret validé exemptant du remboursement des avances liées à la DANA

Por FactBox Admin

Convalidado el decreto que exime de devolver anticipos de la DANA

La Députation Permanente du Congrès des Députés a validé le 16 octobre 2026 le Décret-loi royal 24/2026, du 29 septembre, qui détermine qui doit rembourser les avances perçues au titre des aides liées à la DANA et qui en est exonéré. L’accord est publié dans le Bulletin Officiel de l’État numéro 260, du 20 octobre 2026, section I, page 139779, sous la référence officielle BOE-A-2026-21787.

Le décret-loi a été approuvé par le Conseil des Ministres le 29 septembre 2026, sur proposition des titulaires de la Politique Territoriale et Mémoire Démocratique et de l’Intérieur, et a été publié dans le Bulletin Officiel de l’État numéro 241, du 30 septembre 2026 (BOE-A-2026-20264), avec une entrée en vigueur le lendemain. Il est dicté en vertu de la règle 14 de l’article 149.1 de la Constitution, relative aux Finances générales et à la Dette de l’État, et s’articule autour d’un article unique, d’une disposition abrogatoire et de trois dispositions finales.

La norme s’inscrit dans le plan de réponse immédiate, de reconstruction et de relance articulé après la Dépression Isolée en Niveaux Hauts (DANA) qui a frappé l’Espagne entre le 28 octobre et le 4 novembre 2024. Cet épisode a donné lieu au Décret-loi royal 6/2024, du 5 novembre, au Décret-loi royal 7/2024, du 11 novembre, et au Décret-loi royal 8/2024, du 28 novembre, qui ont autorisé des avances partielles des subventions prévues dans le Décret royal 307/2005, du 18 mars. Le texte désormais validé module le remboursement de ces avances, prévu à l’article 3 bis.3 du Décret-loi royal 6/2024.

Qui est exonéré du remboursement de l’avance

L’article unique établit que les bénéficiaires ne rembourseront total ou partiellement les sommes reçues que dans trois cas :

  • Que la somme de la base imposable générale et de la base de l’épargne de l’IRPF de 2025 dépasse 42 000 euros.
  • Que, sans dépasser ces 42 000 euros, le patrimoine net de 2025 excède 300 000 euros, selon les données de l’Agence Étatique d’Administration Tributaire (AEAT) ; la résidence principale n’est pas comptabilisée et, si sa valeur dépasse ce chiffre, seul l’excédent est pris en compte.
  • Que la personne ne soit pas incluse dans le champ d’application subjectif du Décret-loi royal 6/2024, défini à son article 1.3.

Le montant à rembourser ne pourra jamais dépasser la différence entre la somme des deux bases de l’IRPF de 2025 et les 42 000 euros. Quiconque ne rentre dans aucun de ces cas est exonéré du remboursement.

Une procédure d’office avec les données du Trésor

L’autorité ayant accordé l’avance tranchera d’office, à partir des informations fiscales et patrimoniales fournies par l’AEAT et des données déjà en possession des administrations. Il ne sera pas demandé aux intéressés de fournir des documents que l’Administration possède déjà.

La procédure est régie par la Loi 38/2003, du 17 novembre, Générale sur les Subventions, et son règlement, approuvé par le Décret Royal 887/2006, du 21 juillet, avec les spécificités du décret-loi. La résolution sera notifiée en un acte unique, avec le montant et les délais de versement en période volontaire fixés par le Règlement Général de Recouvrement, approuvé par le Décret Royal 939/2005, du 29 juillet. Si les vérifications écartent le remboursement, la fin de la procédure sera communiquée à l’intéressé, et les remboursements pourront bénéficier des facilités de paiement en vigueur.

Décret-loi et contrôle parlementaire

La validation a eu lieu en vertu de l’article 86.2 de la Constitution, qui attribue cette faculté au Congrès et exige la convocation immédiate de la Chambre lorsqu’elle n’est pas réunie. L’accord de la Députation Permanente porte la signature de la présidente du Congrès des Députés, Francina Armengol Socias, et ordonne sa publication au bulletin officiel.

Le décret-loi justifie l’urgence par l’imminence des procédures de vérification et de liquidation des remboursements déjà perçus et par la nécessité d’apporter une sécurité juridique tant aux personnes concernées qu’aux administrations gestionnaires. L’exposé des motifs souligne que le régime extraordinaire d’avances a permis de répondre immédiatement aux besoins de milliers de personnes en situation de vulnérabilité.

L’impact de la mesure pèse sur les foyers, les travailleurs indépendants et les entreprises ayant reçu des avances pour nettoyer des logements, remplacer des effets personnels, acquérir des véhicules de travail ou couvrir des dépenses familiales indispensables. La validation ferme la possibilité que l’aide d’urgence se transforme, avec le temps, en une nouvelle dette pour ceux qui supportent encore les conséquences de la catastrophe.


Source : Bulletin Officiel de l’État, n° 260, du 20 octobre 2026, section I, p. 139779 (référence officielle : BOE-A-2026-21787).