EUR-Lex · 30 Oct 2026 · 7 vistas
La Commission ouvre une enquête de sauvegarde d'office sur les importations de véhicules hybrides
Por FactBox Admin

La Commission européenne a ouvert une enquête de sauvegarde d’office sur les importations de certains nouveaux véhicules hybrides pour le transport de personnes, après que les volumes destinés à l’UE ont augmenté de 49 %, passant de 957 965 unités en 2023 à 1 423 691 unités sur la période du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026. L’avis d’ouverture a été publié dans le Journal officiel de l’Union européenne, série C, le 30 octobre 2026 sous la référence C/2026/5780.
Base juridique et enjeux
L’enquête est lancée conformément à l’article 5 du Règlement (UE) 2015/478 relatif aux règles communes pour les importations et à l’article 3 du Règlement (UE) 2015/755 relatif aux importations en provenance de certains pays tiers, après information des États membres. La Commission déterminera si, à la suite de développements imprévus, le produit concerné est importé en quantités telles et/ou à des conditions telles qu’elles causent, ou menacent de causer, un préjudice grave aux producteurs de l’Union.
L’issue pourrait prendre la forme de mesures de défense commerciale — quotas ou tarifs — en vertu du chapitre V des deux règlements. L’avis précise que les informations disponibles « semblent appeler des mesures de sauvegarde ».
Le produit faisant l’objet de l’enquête
Le champ d’application couvre les nouveaux véhicules hybrides principalement conçus pour le transport de neuf personnes ou moins, y compris le conducteur, équipés à la fois d’un moteur à pistons à combustion interne et d’un ou plusieurs moteurs électriques comme sources de propulsion, quel que soit le nombre de roues entraînées, et qu’ils puissent ou non être rechargés à partir d’une source externe. Les lignes tarifaires concernées sont :
- codes NC ex 8703 40 10, ex 8703 50 00, ex 8703 60 10 et ex 8703 70 00
- codes TARIC 8703 40 10 10, 8703 40 10 90, 8703 50 00 10, 8703 60 10 10, 8703 60 10 90 et 8703 70 00 10
Sont exclus de l’enquête les véhicules dont la source d’énergie électrique est utilisée uniquement pour des fonctions autres que la propulsion, les véhicules de catégorie L relevant du Règlement (UE) n° 168/2013, ainsi que les motocyclettes.
Pourquoi la Commission intervient-elle
Bruxelles lie cette augmentation à des développements imprévus : une production en croissance rapide dans les pays tiers, la fermeture de marchés via des mesures restrictives au commerce adoptées par un certain nombre de pays tiers ces dernières années — faisant de l’Union une destination d’exportation attractive — et le risque consécutif d’une nouvelle augmentation des importations.
Concernant le préjudice, l’avis cite des preuves d’un impact négatif sur la part de marché des producteurs de l’Union sur la période la plus récente ainsi que sur la rentabilité. Les importations arrivent à des prix nettement inférieurs à ceux des producteurs de l’Union, le taux d’augmentation des importations à bas prix s’accélère et les stocks sont de plus en plus présents. Une poursuite de la vague d’importations à bas prix est susceptible de causer un préjudice grave aux producteurs de l’Union dans un avenir très proche.
Délais, procédure et calendrier
Les parties intéressées doivent se faire connaître auprès de la Commission, preferably par courrier électronique, au plus tard 15 jours après la publication. Les réponses aux questionnaires, les observations écrites et les demandes d’audition doivent être soumises dans les 21 jours suivant la publication ; les questionnaires sont publiés le jour de l’avis sur le site internet de la Direction générale du Commerce et de la Sécurité économique.
- Les soumissions s’effectuent via TRON.tdi ou à l’adresse TRADE-SAFEGUARD-HYBRIDS@ec.europa.eu
- Adresse de correspondance : Commission européenne, Direction générale du Commerce et de la Sécurité économique, Direction G, Unité G5, Bureau CHAR 05/152, 1049 Bruxelles/Brussel
- Les prolongations des délais de réponse aux questionnaires sont normalement limitées à 3 jours et, en règle générale, ne dépasseront pas 7 jours
- Les informations confidentielles doivent être marquées « Sensible » et accompagnées d’un résumé non confidentiel
Toute décision relative aux mesures doit être prise au plus tard neuf mois après l’ouverture de l’enquête, délai pouvant être prolongé d’un maximum de deux mois dans des circonstances exceptionnelles. Les mesures provisoires, si des circonstances critiques l’exigent, ne peuvent excéder 200 jours. Les parties qui refusent l’accès aux informations ou fournissent des données fausses ou trompeuses s’exposent à des conclusions fondées sur les faits disponibles. Les demandes d’intervention du Médiateur (Hearing Officer) suivent le même délai de 21 jours, et les données à caractère personnel sont traitées conformément au Règlement (UE) 2018/1725.
Impact
La procédure avertit les fabricants, importateurs et concessionnaires européens : ils doivent décider dans les semaines à venir s’ils s’enregistrent comme parties intéressées et s’ils renvoient les questionnaires, car les conclusions de la Commission sur le préjudice — ainsi que tout quota ou droit ultérieur — reposeront sur les données soumises durant cette période.
Source : Journal officiel de l’Union européenne, série C, No C/2026/5780, 30 octobre 2026, avis, p. 1/4 (référence officielle : C/2026/5780).