Diario Oficial de Castilla-La Mancha · 01 Oct 2026 · 24 vistas
Castille-La Manche fixe la conditionnalité renforcée de la PAC et ses pénalités
Por FactBox Admin

Le Conseil d’Agriculture, d’Élevage et de Développement Rural de Castille-La Manche a approuvé l’Ordonnance 135/2026, du 23 septembre, qui fixe les exigences de conditionnalité renforcée et sociale imposées aux bénéficiaires de paiements directs et de certains paiements annuels de développement rural. La disposition est publiée dans le Journal Officiel de Castille-La Manche (DOCM) n° 189, du 1er octobre 2026, sous la référence 2026/6959, et entre en vigueur le lendemain de sa publication, le 2 octobre. Le non-respect de ces exigences entraîne la réduction des paiements ou l’exclusion du producteur du régime d’aide.
La conditionnalité est l’ensemble des exigences légales de gestion (ELG) et des bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE) que le bénéficiaire doit respecter pour percevoir l’intégralité des aides. L’ordonnance développe, au niveau régional, le Décret Royal 1049/2022, du 27 décembre, et remplace l’Ordonnance 143/2023, du 5 juillet, qui est abrogée ainsi que ses modifications, l’Ordonnance 151/2024 et l’Ordonnance 200/2024.
Le texte intervient après trois ans d’application du Plan Stratégique de la PAC (Pepac) 2023-27 et répond aux changements introduits par le Règlement (UE) 2025/2649, du 19 décembre 2025, et le Règlement (UE) 2024/1468, du 14 mai 2024, ainsi que par le Décret Royal 567/2024, du 18 juin, et le Décret 80/2025, du 14 octobre, concernant les zones vulnérables à la pollution par les nitrates. La signature est celle du conseiller Julián Martínez Lizán, à Tolède, le 23 septembre 2026.
À qui s’applique-t-elle et quels domaines couvre-t-elle
La conditionnalité renforcée s’applique aux exploitations ayant plus de 10 hectares de surface agricole déclarée. Elle couvre trois domaines de contrôle : Climat et Environnement (changement climatique, eau, sol, biodiversité et paysage), Santé Publique et Phytosanitaire (sécurité alimentaire et produits phytosanitaires) et Bien-être Animal. La conditionnalité sociale se concentre sur l’emploi — conditions de travail transparentes et prévisibles — et sur la santé et la sécurité des travailleurs.
Sont couverts les paiements directs dissociés et associés, les paiements annuels par surfaces et animaux, ainsi que les bénéficiaires du secteur vitivinicole. Les exploitations allant jusqu’à 30 hectares de surface agricole déclarée sont exemptées des contrôles et des pénalités de la BCAE-7, et aucune pénalité ne sera appliquée aux exploitations de 10 hectares ou moins.
Contrôles, délais et traitement électronique
L’Organisme Payeur et un organisme spécialisé de contrôle intégré au Secrétariat Général — distinct du payeur — se répartissent les fonctions. Chaque année, un plan régional de contrôles sera élaboré et communiqué au Fonds Espagnol de Garantie Agraire (FEGA) dans un délai d’un mois après son approbation, comprenant des contrôles administratifs, sur le terrain et par monitorage.
- Contrôles administratifs à 100 % des bénéficiaires obligés en BCAM 1, BCAM 2, BCAM 7 et BCAM 9.
- Rapport de contrôle au bénéficiaire dans un délai maximum de trois mois après la fin du contrôle.
- Procédure d’audition de 15 jours dans le cadre de la procédure contradictoire.
- Résolution notifiée dans un délai maximum de trois mois après l’élaboration du rapport.
- Recours administratif auprès du conseiller dans un délai d’un mois, par voie électronique.
Le traitement et la résolution des dossiers se feront par voie télématique, conformément à la Loi 39/2015 du 1er octobre.
Pénalités : de 3 % à l’exclusion totale
L’annexe IV détaille le calcul des réductions et des exclusions, qui tient compte de la gravité, de la portée, de la persistance, de la réitération et de l’intentionnalité du manquement.
- Négligence : réduction générale de 3 % du montant total.
- Récurrence, comprise comme le même manquement pendant trois années civiles consécutives : 10 % du montant total.
- Plusieurs domaines non respectés : jusqu’à un maximum de 5 % en l’absence de récurrence ; entre 10 % et 20 % en cas de récurrence.
- Manquement intentionnel : réduction non inférieure à 15 %, avec possibilité d’exclusion totale d’un ou plusieurs régimes d’aide pendant un ou plusieurs ans.
Les obligations ayant des conséquences graves ou un risque direct pour la santé humaine ou animale reçoivent au moins une lettre C dans leur classification et une réduction supérieure à 3 %.
Simplification et ajustements pour le secteur
La norme introduit des flexibilisations pour alléger la charge administrative : exonération des exploitations de 10 à 30 hectares pour la BCAM-7, exonérations pour les surfaces d’agriculture biologique dans les BCAM 1, 3 à 7, adaptation du RLG-2 au programme des zones vulnérables aux nitrates et redéfinition globale de la BCAM-7. Des exceptions temporaires justifiées par des conditions météorologiques défavorables, des maladies végétales ou des ravageurs sont également prévues.
Le cahier d’exploitation papier est obligatoire à partir du 1er janvier 2026, à moins d’opter pour le cahier numérique, dont l’utilisation est volontaire.
L’arrêté affecte tout le secteur agricole régional percevant des aides de la PAC : il fixe avec précision ce qui est contrôlé, dans quels délais et avec quelles décotes, et renforce la sécurité juridique des bénéficiaires en unifiant dans un seul texte les exigences environnementales, sanitaires, de bien-être animal et sociales. Pour les exploitations de plus grande taille, la marge d’erreur se traduit directement en euros : une négligence coûte 3 % du paiement et un manquement intentionnel peut exclure le bénéficiaire du régime d’aide.
Source : Journal Officiel de Castille-La Manche (DOCM), n° 189, du 1er octobre 2026, section I (Dispositions Générales), p. 33463 (référence officielle : 2026/6959).