Boletín Oficial de Cantabria · 27 Oct 2026 · 6 vistas
La Cantabrie interdit le feu et la pyrotechnie si l'AEMET déclare un risque très élevé
Por FactBox Admin

La Direction Générale des Forêts et de la Biodiversité du Gouvernement de Cantabrie a fixé, par voie de résolution, les activités qui sont interdites ou suspendues lorsque l’AEMET déclare un niveau quotidien de risque d’incendie de forêt très élevé ou extrême. La mesure est publiée dans le Bulletin Officiel de Cantabrie (BOC) n° 206, du 27 octobre 2026, sous la référence officielle CVE-2026-8333, et prend effet le lendemain de sa publication, soit à partir du 28 octobre.
Le cadre : une obligation légale et une référence météorologique quotidienne
La résolution développe l’article 48.6 de la Loi 43/2003, du 21 novembre, sur les Forêts, qui oblige les communautés autonomes à adopter des interdictions et des limitations lorsqu’un risque d’incendie de niveau très élevé ou extrême est prévisible. En Cantabrie, la norme de référence demeurait l’Arrêté DES/44/2007, du 8 août, relatif à l’utilisation du feu et aux mesures préventives, que la nouvelle résolution n’abroge pas mais précise pour les niveaux de risque élevés.
Le texte s’appuie sur les attributions de l’article six, point 3, du Décret 54/2023, du 20 juillet, relatif à la structure organique de base des ministères, et la résolution est signée par le directeur général des Forêts et de la Biodiversité, Ángel Serdio Cosío, à Santander, le 19 octobre 2026. La référence météorologique est le niveau publié quotidiennement par l’AEMET sur sa page de prévision des incendies : le niveau du jour en cours et de la zone territoriale correspondante s’applique, tandis que les prévisions des jours suivants n’ont qu’un caractère informatif et servent à la planification préventive.
La résolution remplace celle publiée le 19 juin 2026 (CVE-2026-5004), qui devient caduque. Ce changement intervient, en outre, en pleine procédure de l’arrêté futur qui régulera l’utilisation du feu et les activités génératrices de risques, dont la consultation publique préalable a été ouverte le 15 octobre (CVE-2026-7983).
Ce qui est interdit avec un niveau très élevé ou extrême
Lorsque le niveau quotidien de danger est très élevé ou extrême dans une zone, les activités suivantes sont, de manière générale, interdites ou suspendues :
- Allumer un feu dans des espaces ouverts de nature rustique ou urbanisable.
- Effectuer tout type de brûlage.
- Allumer un feu dans les aires de repos du réseau routier.
- Allumer un feu dans les zones récréatives et de camping, y compris les installations aménagées, lorsqu’elles sont situées sur des terrains rustiques ou urbanisables.
- Introduire ou utiliser du matériel pyrotechnique.
- Jeter ou abandonner des objets en combustion ou des matériaux susceptibles de provoquer un incendie.
Seul l’Opérationnel de Prévention et de Lutte contre les Incendies de Forêt pourra effectuer des brûlages à des fins de prévention ou de formation, et uniquement avec des moyens appropriés et l’autorisation expresse de la Direction Générale des Forêts et de la Biodiversité.
Machines, travaux et labeurs agricoles : la limite des 15 km/h
Avec un niveau très élevé ou extrême, il est interdit d’utiliser des machines ou des équipements qui génèrent ou peuvent générer des déflagrations, des étincelles ou des décharges électriques, avec mention expresse des chalumeaux, des équipements de soudure et des meuleuses. La norme prévoit trois exceptions :
- Les utilisations expressément autorisées par l’Administration pour ces niveaux de danger.
- Les interventions d’urgence ou d’intérêt général indispensables pour réparer de manière urgente des infrastructures publiques ou des services essentiels, y compris les réseaux d’électricité, de gaz et de télécommunications.
- Les travaux de maintenance ou de construction d’infrastructures et de services publics, ainsi que les travaux agricoles, d’élevage et forestiers de personnes ou d’entreprises du secteur, lorsque la machine ne peut générer des étincelles que de façon occasionnelle, que la vitesse du vent ne dépasse pas 15 km/h et que les mesures préventives sont appliquées.
Dans tous les cas exceptés, il est exigé que les machines soient révisées et propres, que le personnel soit suffisant et que des moyens d’extinction soient disponibles pour stopper tout début d’incendie, l’interruption de l’activité si le vent forcit ou si la capacité de contrôle diminue, et l’attention immédiate aux instructions des Agents du Milieu Naturel. Pour les autres niveaux de danger, l’utilisation de machines est considérée comme autorisée selon les mesures de la présente résolution et de l’article 3.b) de l’Ordre DES/44/2007.
Autorisations, surveillance et ressources
La personne physique ou morale intéressée par la réalisation d’une activité concernée peut demander une autorisation à la Direction Générale des Forêts et de la Biodiversité ; la résolution sera motivée et se basera sur une évaluation spécifique du danger, de la vulnérabilité et du risque, avec des conditions techniques, temporelles ou territoriales qui deviendront caduques si les circonstances s’aggravent. Les Agents du Milieu Naturel pourront ordonner la suspension immédiate de toute activité en cas de risque inadmissible, avec un procès-verbal d’inspection communiqué à l’organe directeur. Si des circonstances extraordinaires surviennent ou si l’INFOCANT est activé, des mesures complémentaires obligatoires pourront être imposées. Un recours administratif peut être formé contre la résolution auprès du Conseil du Développement Rural, de l’Élevage, de la Pêche et de l’Alimentation dans un délai d’un mois.
Un régime qui touche les agriculteurs, les chantiers et les visiteurs
La résolution affecte pleinement ceux qui travaillent et circulent dans le milieu rural cantabre : exploitations agricoles et d’élevage, entreprises forestières, contrats de travaux publics et personnes campant ou parcourant des zones récréatives. Avec un automne où le risque météorologique continue de moduler l’activité, la norme transfère à chaque journée la décision d’arrêter les machines ou d’allumer un feu, et fait dépendre la légalité d’une activité d’une donnée publiée quotidiennement par l’AEMET.
Source : Bulletin Officiel de Cantabrie, n° 206, du 27 octobre 2026, section 7.5, p. 55130 (référence officielle : CVE-2026-8333).