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Boletín Oficial de Cantabria · 22 Oct 2026 · 2 vistas

La Cantabrie ouvre la consultation publique du nouveau décret sur les établissements hôteliers

Por FactBox Admin

Cantabria abre la consulta pública del nuevo decreto de establecimientos hoteleros

Le Boletín Oficial de Cantabria publie ce jeudi 22 octobre 2026 la résolution soumettant à consultation publique préalable l’Avant-projet de Décret réglementant les établissements hôteliers dans le cadre de la Communauté Autonome de Cantabrie. L’initiative est impulsée par le Consejería de Cultura, Turismo y Deporte, via son Secrétariat Général, et entraînera l’abrogation du Décret 81/2010 du 25 novembre, en vigueur depuis plus de quinze ans. Le texte est publié dans le BOC numéro 203, sous la référence officielle CVE-2026-8223.

Dix jours ouvrables pour formuler des observations

La résolution, signée à Santander le 13 octobre 2026 par la secrétaire générale de la Culture, du Tourisme et du Sport, Alejandra Perales Zamorano, fixe un délai de dix jours ouvrables à compter du lendemain de la publication au BOC pour envoyer des avis sur la future norme.

Les contributions doivent être présentées par écrit et adressées à la Dirección General de Turismo y Hostelería, dont le siège est situé rue Albert Einstein, 4, premier étage, à Santander. Elles peuvent également être déposées dans les registres et bureaux prévus à l’article 134.8 de la Loi de Cantabrie 5/2018 du 22 novembre, ou via le portail de participation activé sur https://participacion.cantabria.es/.

La consultation se limite à quatre points précis :

  • Les problèmes que l’on souhaite résoudre avec la future norme.
  • La nécessité et l’opportunité de son approbation.
  • Les objectifs de la norme.
  • Les éventuelles solutions alternatives, réglementaires et non réglementaires.

Exigences d’infrastructure et de services

L’avant-projet répond, selon le dossier lui-même, à la « réalité changeante » du secteur touristique et à la nécessité de réviser les exigences minimales d’infrastructure applicables à chaque modalité et catégorie. Le Consejería souligne que le niveau de qualité se compose de deux facteurs — le respect des exigences d’infrastructure et la prestation de services — et que tous deux doivent être cohérents, afin d’éviter qu’un établissement ne puisse être classé sur la base d’un seul d’entre eux.

Le texte prévoit de distinguer les exigences applicables aux établissements neufs de celles concernant les rénovations de constructions existantes. Dans ce second cas, la viabilité de la solution constructive, le nombre de places offertes ou la permissivité de la planification urbanistique seront pondérés, dans le but d’ouvrir un créneau de marché dans les centres historiques et dans les noyaux comprenant des bâtiments protégés ou des immeubles entre mitoyens dont les caractéristiques structurelles conditionnent le respect des exigences actuelles.

Il est également envisagé de supprimer des exigences que le Ministère considère comme obsolètes face aux progrès technologiques, telles que l’obligation de disposer de listes de prix tamponnées par l’administration touristique, et d’entreprendre une simplification administrative qui limite les cas pouvant bénéficier d’une dispense, tant lors de la phase d’avant-projet que lors de l’inscription postérieure à la visite d’inspection.

Sans nouveau système de classification

Le Ministère précise qu’il ne s’agit pas de mettre en place un nouveau système de classification hôtelière, mais d’une révision et d’une adaptation des exigences existantes. Le niveau de qualité des critères du système adopté par la Hotel Stars Union, déjà suivi par certains pays européens, est maintenu afin de réduire les divergences entre les réglementations hôtelières des différentes communautés autonomes.

Le cadre de compétences s’appuie sur l’article 24.20 du Statut d’Autonomie de la Cantabrie, approuvé par la Loi Organique 8/1981 du 30 décembre, et sur le Décret Royal 3079/1983 du 26 octobre, relatif au transfert de fonctions et de services en matière de tourisme. La norme principale est la Loi 5/1999 du 24 mars, sur l’Organisation du Tourisme de Cantabrie, dont l’article 15 renvoie à une réglementation spécifique des établissements hôteliers. Le Décret 81/2010 a déjà été modifié par le Décret 64/2013 du 7 novembre, afin d’éliminer les obstacles non justifiés au démarrage de l’activité.

La procédure se fonde sur l’article 51 de la Loi 5/2018 du 22 novembre, relative au Régime Juridique du Gouvernement, de l’Administration et du Secteur Public Institutionnel de Cantabrie, et sur l’article 133 de la Loi 39/2015 du 1er octobre, relative à la Procédure Administrative Commune. Le Ministère écarte, en tout état de cause, les alternatives non réglementaires.

Impact sur le secteur

La future norme affecte l’ensemble du secteur touristique cantabre, en particulier les hôtels, les hôtelleries de plein air (hôtels-appartements) et les pensions, qui font face à une révision complète des conditions déterminant leur classification et leur activité. La période de réclamations ouvre désormais la voie pour que les organisations patronales, les mairies et les citoyens puissent influencer un texte qui remplacera complètement le cadre en vigueur depuis 2010.


Source : Bulletin Officiel de Cantabrie, n° 203, du 22 octobre 2026, Ministère de la Culture, du Tourisme et du Sport, p. 54786-54788 (référence officielle : CVE-2026-8223).