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La Gaceta — Diario Oficial · 12 Oct 2026 · 9 vistas

Belén approuve le règlement contre la violence politique envers les femmes

Por FactBox Admin

Belén aprueba reglamento contra la violencia política hacia las mujeres

La Municipalité de Belén a approuvé le Règlement pour Prévenir, Traiter, Sanctionner et Éradiquer la Violence Contre les Femmes en Politique et l’a soumis à une consultation publique pour une période de 10 jours. L’accord a été adopté à l’unanimité lors de la Session Ordinaire No.58-2026, Article 21, tenue le 29 septembre 2026 et ratifiée le 6 octobre, et est publié dans La Gaceta Nº 192 du lundi 12 octobre 2026, sous la référence officielle IN202601131753.

Le règlement établit une procédure interne pour recevoir les plaintes pour violence politique, les enquêter et, éventuellement, sanctionner les personnes responsables au sein du domaine municipal. Son objectif déclaré est de prévenir, traiter, sanctionner et éradiquer ce comportement au sein de la Municipalité de Belén, dans le respect des principes régissant la matière.

Le champ d’application couvre deux cas : les femmes exerçant des fonctions électives ou de nomination au sein de la municipalité, et les femmes qui, en raison de la nature de leurs fonctions, sont responsables de politiques institutionnelles d’égalité des genres et de droits politiques, comme c’est le cas au Bureau Municipal de l’Égalité et de l’Équité de Genre (OFIM) et à la Commission Municipale de la Condition de la Femme (CMCM). Comme sources supplétives, sont invoquées la Loi 10.235 —Loi pour prévenir, traiter, sanctionner et éradiquer la violence contre les femmes en politique, du 3 mai 2022, publiée dans l’Alcance N° 98 de La Gaceta N° 90 du 17 mai 2022—, la Loi 7476, la Loi 7586, le Code Électoral, Loi 8765, la Loi 8589, la Loi 6227 et le Code Municipal, Loi 7794.

Plainte unique auprès des Ressources Humaines

Le texte définit la violence contre les femmes en politique comme tout comportement, par action, omission ou tolérance, fondé sur des raisons de genre ou d’identité de genre, exercé de manière directe, par des tiers ou par des moyens virtuels, qui porte atteinte ou annule l’exercice des droits politiques. Cela inclut le harcèlement et la violence physique, psychologique, sexuelle, patrimoniale et symbolique.

Parmi les manifestations énumérées figurent :

  • L’attribution de tâches étrangères au poste ou aux fonctions sans ressources pour les exécuter.
  • La suppression de responsabilités propres au poste sans justification.
  • L’entrave à l’accès aux informations nécessaires à la prise de décision.
  • La restriction de la participation aux commissions et comités inhérents au poste.
  • La discrimination en raison de la grossesse, de l’allaitement ou de la maternité.
  • La divulgation d’informations privées ou d’images sans autorisation.
  • L’atteinte à la crédibilité ou à la capacité politique par des offenses, des insultes, des menaces ou des moqueries.
  • L’agression physique en raison de la condition de genre.

La seule instance habilitée à recevoir les plaintes sera le Bureau des Ressources Humaines ; tout autre bureau devra les transmettre sans entrer dans les détails ni mener d’enquêtes, s’agissant de questions confidentielles. Si la personne dénoncée travaille dans ce bureau, la plainte est déposée auprès de la Mairie, qui doit en prendre connaissance dans les 24 heures suivantes. Si la personne dénoncée est le titulaire de la Mairie ou de la Vice-mairie, ou tout autre fonctionnaire élu, l’affaire est transférée au Conseil Municipal.

Sanctions et mesures conservatoires

La personne déclarée responsable pourra être sanctionnée, conformément à l’article 27 de la Loi 10.235, par un avertissement écrit, une suspension ou la perte de ses accréditations. L’avertissement est notifié par le secrétariat du Conseil et transmis au Tribunal Suprême des Élections pour l’enregistrement prévu à l’article 33 de ladite loi ; si la perte d’accréditation est décidée, le dossier est transféré à ce tribunal pour qu’il engage le processus d’annulation.

L’organe directeur de la procédure est constitué dans un délai de huit jours ouvrables et est composé de manière paritaire de trois personnes ayant des connaissances en genre, droits de l’homme, droits politiques et violence contre les femmes. Le délai pour déposer plainte est d’un an à compter du dernier acte de violence, et l’enquête doit être résolue dans un délai ordonnateur de trois mois.

L’organe directeur peut ordonner des mesures conservatoires d’office ou à la demande d’une partie, notamment :

  • Que la personne dénoncée s’abstienne de perturber la femme affectée ou les personnes qui la conseillent.
  • Qu’elle n’interfère pas dans l’exercice de ses droits politiques.
  • Communiquer avec les autorités policières pour fournir assistance ou protection.

Le non-respect des mesures conservatoires pourrait être dénoncé par voie pénale pour le délit de désobéissance, typifié à l’article 314 du Code Pénal, Loi 4573. La procédure est régie par les principes de confidentialité et de non-revictimisation, interdit la conciliation entre les parties ainsi que l’enquête préliminaire sur les faits.

Entrée en vigueur et obligations municipales

Le règlement entrera en vigueur le lendemain de sa publication définitive dans le Journal Officiel La Gaceta. La disposition transitoire I fixe un délai maximum de trois mois, à compter de l’entrée en vigueur, pour que la Mairie encourage la formation de l’OFIM, des Ressources Humaines et du personnel en général ; la disposition transitoire II accorde jusqu’à six mois pour mettre en œuvre les actions préventives à la charge de la Mairie et du Conseil Municipal.

La Mairie devra élaborer la proposition de politique de prévention, de prise en charge, de sanction et d’éradication, constituer une commission administrative interne comprenant les départements du Cabinet de la Mairie, de la Direction Juridique et des Ressources Humaines, et approuver un protocole d’application. Il incombe au Conseil Municipal d’approuver cette politique et ses amendements, de prendre connaissance du rapport annuel de la Mairie et de mettre en œuvre des formations au cours des six premiers mois destinées aux autorités élues et à leurs conseillers.

L’accord a été notifié par le secrétariat du Conseil et signé par Ana Patricia Murillo Delgado, Secrétaire du Conseil.

L’approbation fait de Belén l’une des municipalités qui transposent au niveau local le mandat de la Loi 10.235, avec une procédure propre, des délais définis et des sanctions pouvant aller jusqu’à l’annulation des accréditations devant le Tribunal Suprême des Élections. Pour les femmes occupant des postes élus ou de nomination dans le canton, le règlement ouvre une voie interne confidentielle pour dénoncer la violence politique sans avoir à recourir préalablement à des instances externes.


Source : La Gaceta Nº 192, lundi 12 octobre 2026, Section I, p. 99-104 (référence officielle : IN202601131753).