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Boletín Oficial de Aragón · 09 Oct 2026 · 21 vistas

L'Aragon exige une licence municipale aux VTC pour le transport urbain

Por FactBox Admin

Aragón exige licencia municipal a los VTC para el transporte urbano

Le Département du Logement, de la Promotion, de la Logistique et de la Cohésion Territoriale du Gouvernement d’Aragon a promulgué l’Ordonnance VFL/1445/2026, du 1er octobre, fixant les critères d’intervention pour les services de transport public urbain de voyageurs en véhicules de tourisme. La disposition, publiée dans le Bulletin Officiel d’Aragon numéro 197, du 9 octobre 2026, sous la référence BOA20261009015, précise que l’autorisation étatique de location de véhicules avec chauffeur ne constitue pas un titre suffisant pour fournir des services urbains. L’ordonnance entre en vigueur le lendemain de sa publication, le 10 octobre 2026.

L’autorisation étatique ne suffit pas pour le transport urbain

Le texte s’appuie sur la compétence exclusive de la Communauté Autonome d’Aragon en matière de transport terrestre de voyageurs dont les itinéraires se déroulent entièrement sur son territoire, sans préjudice des compétences municipales d’organisation, de gestion, d’inspection et de sanction du transport urbain. L’article 27 de la Loi 14/1998, du 30 décembre, relative aux Transports Urbains de la Communauté Autonome d’Aragon, exige l’obtention préalable de la licence municipale pour les services urbains de voyageurs en véhicules de tourisme, tant pour la modalité de taxi que pour celle de location de véhicules avec chauffeur.

L’ordonnance rappelle que l’article 91.1 de la Loi 16/1987, du 30 juillet, relative à l’Organisation des Transports Terrestres (LOTT), détermine que les autorisations étatiques de location de véhicules avec chauffeur habilitent exclusivement à la réalisation de transports interurbains. Par conséquent, la prestation de services urbains en Aragon exige la licence municipale prévue par la législation autonome.

Mise sous scellés du véhicule et constatation de l’infraction

Le premier paragraphe de l’ordonnance établit que la réalisation de transports publics urbains de voyageurs en véhicules de tourisme sans la licence municipale obligatoire entraînera, indépendamment de la sanction pécuniaire correspondante, la mise sous scellés du véhicule utilisé. Le scellage sera maintenu pendant un délai maximum d’un an ou jusqu’à ce que la procédure sanctionnatrice soit résolue, conformément à l’article 45.3 de la Loi 14/1998.

Pour adopter cette mesure, la constatation de l’infraction décrite à l’article 42 a) de la Loi 14/1998 par des agents ayant qualité d’autorité, consignée dans un document public, sera suffisante.

Récidive : retrait temporaire et révocation

  • Avec une autorisation VT ou VTC municipale : deux infractions très graves sur une période de douze mois entraînent le retrait temporaire de l’autorisation et de la licence pour une durée maximale d’un an.
  • La troisième infraction et les suivantes déterminent l’impossibilité d’affecter le véhicule à une quelconque autorisation ou licence pendant un an et, en tout état de cause, la révocation de cette dernière.
  • Avec une autorisation d’État : trois sanctions fermes par voie administrative sur une période de deux ans pour des infractions à l’article 140.39 de la LOTT, comptées à partir de la première, dans le cadre de services réalisés sous le couvert d’une même autorisation, peuvent donner lieu à sa révocation.

Coordination de l’inspection et entrée en vigueur

L’arrêté promeut la coordination des actions d’inspection visant à vérifier le respect des exigences requises et à détecter des schémas de répétition ou de récidive dans la commission d’infractions. À cet effet, il habilite la Direction Générale des Transports à recueillir auprès des entités locales les informations susceptibles d’entraîner la révocation desdites licences et autorisations.

Le texte s’appuie sur l’expérience de l’Arrêté FOM/308/2025, du 19 mars, relatif aux mesures conservatoires face à la possible commission d’infractions très graves pour violation des conditions d’exploitation des licences VTC, et constate la persistance d’infractions très graves pour absence de licence municipale habilitante, avec le préjudice économique et social que cet exercice illégal de la profession représente pour le secteur. La norme se limite à préciser la réponse face à ces services et n’altère pas la configuration essentielle du système de transports urbains.

La mesure renforce la position des chauffeurs de taxi détenteurs d’une licence municipale face à la concurrence des véhicules avec autorisation d’État et durcit le cadre pour les conducteurs de VTC opérant en zone urbaine. À partir du 10 octobre, circuler sans licence municipale en Aragon expose le conducteur au scellage immédiat du véhicule et, en cas de récidive, à la perte de son autorisation.


Source : Bulletin Officiel d’Aragon, numéro 197, 9 octobre 2026, section III. Autres Dispositions et Accords (référence officielle : BOA20261009015).