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Diario Oficial El Peruano · 04 Nov 2026 · 13 vistas

Approbation du règlement sur l'oubli oncologique : interdiction de rejeter ou de surcharger les survivants du cancer

Por FactBox Admin

Aprueban reglamento del olvido oncológico: prohibido rechazar o sobrecargar a sobrevivientes de cáncer

Le Pouvoir Exécutif a approuvé le règlement de la Loi N° 32357, Loi sur l’oubli oncologique dans la contractualisation des services et des assurances santé, via le Décret Suprême N° 018-2026-SA, publié le mercredi 4 novembre 2026 dans le Journal Officiel El Peruano (Normes Légales, p. 59-64). La norme établit que toute personne justifiant avoir surmonté une pathologie oncologique ne pourra être refusée, exclue ni soumise à des surprimes lors de la souscription d’une assurance ou d’un service de santé. Le dispositif porte le visa des ministres de la Santé, du Travail et de la Promotion de l’Emploi, de la Défense et de l’Intérieur, et a été signé par la présidente Keiko Sofía Fujimori Higuchi le 3 novembre 2026.

Le règlement développe le mandat de la Disposition Complémentaire Finale Unique de la Loi N° 32357, qui chargeait le Pouvoir Exécutif de sa réglementation, et se structure en cinq chapitres, seize articles, deux dispositions complémentaires finales et une disposition transitoire. Son champ d’application s’étend aux IAFAS, aux UGIPRESS, aux IPRESS publiques, privées et mixtes, ainsi qu’aux entités proposant des services et des assurances avec couverture oncologique. La finalité déclarée est de garantir le droit à l’égalité et à la non-discrimination des personnes ayant surmonté un cancer.

Cinq ans sans preuve de maladie

Le texte définit comme « pathologie oncologique surmontée » deux scénarios : la personne diagnostiquée avec un cancer localisé ou métastatique ayant terminé le traitement à visée curative et qui, cinq ans après sa fin, ne présente ni rechute ni récurrence ; et la personne présentant une rechute, une récurrence ou une seconde néoplasie qui, après avoir terminé le traitement correspondant et respecté le même délai, ne présente aucune preuve de maladie active.

Le décompte de ces cinq ans commence à la date d’achèvement du traitement, avec des règles spécifiques pour la maladie localisée ou localement avancée et pour la maladie métastatique ou systémique, où il court à partir de la constatation de la réponse complète. L’hormonothérapie ou d’autres formes de traitement adjuvant ultérieur n’empêchent pas le décompte, et le 6 novembre 2026 — selon le critère du médecin traitant en oncologie — il convient de déterminer si cette thérapie avait une finalité préventive.

Un rapport médical comme clé d’accès

L’accréditation s’effectue au moyen d’un rapport médical délivré par le médecin traitant en oncologie de l’IPRESS où le traitement a été effectué, avec valeur de déclaration sur l’honneur et conformément à l’Annexe 1 du règlement. Le rapport est émis dans des établissements actifs au RENIPRESS disposant de l’une des quinze unités productrices de services détaillées dans la norme, parmi lesquelles la chimiothérapie, la radiothérapie, la consultation externe d’oncologie médicale, oncologique chirurgicale, pédiatrique et l’hématologie.

Les délais fixés par le règlement sont :

  • Dix jours ouvrables pour que le médecin traitant émette le rapport médical à compter de la demande.
  • Quatre-vingt-dix jours calendaires de validité du rapport à compter de son émission.
  • Quinze jours ouvrables pour que l’IAFAS, l’assureur ou l’entité réponde formellement à la demande de souscription.
  • Quarante-cinq jours calendaires pour que le Bureau Général des Technologies de l’Information du MINSA implémente et mette à disposition la Plateforme informatique de l’oubli oncologique, comptés à partir du lendemain de la publication de la norme.
  • Quinze jours ouvrables pour enregistrer sur la plateforme les rapports émis pendant que celle-ci n’est pas opérationnelle.

Droits, interdictions et sanctions

Le règlement énumère les droits de la personne contractante : souscrire dans des conditions d’égalité, ne pas être soumise à des exclusions, des surprimes ou des clauses restrictives en raison d’antécédents oncologiques surmontés, que ses informations soient traitées comme des données personnelles sensibles et que les contrats signés sous cette protection restent en vigueur même en cas de récidive après le délai de cinq ans, en plus de recevoir des informations claires et avec une pertinence culturelle et linguistique.

Parallèlement, il interdit aux prestataires et assureurs de prendre en compte les antécédents oncologiques pour la souscription, d’incorporer des clauses, des exclusions ou des surprimes individuelles, d’exiger des examens ou des documents autres que le rapport médical réglementé et d’utiliser ces informations pour évaluer le risque. Les données sont soumises à la Loi N° 29733, dont le titulaire de la banque de données est le MINSA, et l’accès des IAFAS se limite à vérifier l’authenticité et la validité formelle du rapport, sans accéder au dossier médical ni aux résultats des examens.

La surveillance incombe à SUSALUD, qui doit traiter les plaintes et informer annuellement le MINSA de ses conclusions. Le décret incorpore comme infraction très grave le numéro 5 de l’Annexe I-A du Règlement des Infractions et Sanctions de la Surintendance Nationale de la Santé, approuvé par le Décret Suprême N° 031-2014-SA, relatif à la prise en compte d’antécédents oncologiques pour des exclusions, des surprimes, des délais de carence ou un refus d’affiliation. La Surintendance de la Banque, des Assurances et des AFP (SBS) devra veiller au respect de ces dispositions lors de l’approbation des polices de santé avec couverture oncologique. Les IAFAS ont à leur charge un processus d’adaptation des contrats, polices, plans et formulaires.

L’impact est direct pour des milliers de patients oncologiques du pays : pour la première fois, l’oubli oncologique cesse d’être un principe légal pour disposer d’une procédure, d’un document accréditable et d’une autorité sanctionnatrice. Le règlement est également publié sur la Plateforme Numérique Unique de l’État Péruvien et sur les sites numériques du MINSA, du MTPE, du Mindef et du Mininter le jour même de sa parution dans El Peruano.

Source : El Peruano, Normes Légales du mercredi 4 novembre 2026, p. 59-64 (référence officielle : 2571425-7).