Registro Oficial del Ecuador · 30 Oct 2026 · 8 vistas
La douane fixe de nouvelles règles pour l'entrée des véhicules d'usage privé des touristes
Por FactBox Admin

Le Service National des Douanes de l’Équateur (SENAE) a fixé les nouvelles règles pour l’entrée, le séjour et la sortie des véhicules à usage privé des touristes via la résolution SENAE-SENAE-2026-0079-RE, publiée dans le Registre Officiel Troisième Supplément Nº 401 du 30 octobre 2026. Le manuel maintient l’exonération du paiement des taxes, mais lie le délai du véhicule au permis migratoire du voyageur et autorise la rétention et l’abandon définitif en cas de non-respect. La résolution a été signée par le directeur général Luis Eduardo Vascones Boloña le 16 octobre 2026 à Guayaquil.
Le Manuel Général pour le Régime Douanier d’Exception du Véhicule à Usage Privé du Touriste remplace la Résolution SENAE-DGN-2016-0785-RE, publiée dans l’Édition Spéciale du Registre Officiel Nº 936 du 8 mars 2017, qui ne couvrait que les Équatoriens résidant à l’étranger. La mise à jour répond aux réformes introduites dans le Code Organique de la Production, du Commerce et des Investissements et son règlement, et s’harmonise avec la Décision 968 de la Commission de la Communauté Andine, publiée dans la Gazette Officielle Nº 5807 du 1er octobre 2026, qui remplace la Décision 884 sur l’entrée, le séjour et la sortie temporaire du véhicule à usage privé du touriste. Elle s’appuie également sur la Décision 848 de la même commission (Gazette Officielle Nº 3699, 26 juillet 2019), dont l’article 56 renvoie la matière à la législation nationale et communautaire.
Le cadre normatif invoqué comprend les articles 167, 143 et 123 du Code Organique de la Production, du Commerce et des Investissements, les articles 219 à 225 de son règlement, et les conventions bilatérales de transit signées avec le Pérou (Registre Officiel Supplément Nº 137, 26 février 1999) et la Colombie (Registre Officiel Nº 169, 16 janvier 2012). La compétence du directeur général pour édicter des manuels figure à l’article 216 dudit code, et sa nomination a été formalisée par le Décret Exécutif Nº 483 du 26 août 2026.
Délais liés au permis migratoire et jusqu’à 90 jours pour les résidents à l’étranger
Le manuel distingue deux situations pour autoriser le séjour temporaire du véhicule, lequel est accordé dans tous les cas exempt de droits et taxes d’importation :
- Touriste étranger : le délai du régime est identique à celui accordé par l’Autorité Migratoire ; il n’est prorogé que si cette autorité prolonge le séjour et que la demande est présentée dans le délai initial.
- Citoyen équatorien résidant habituellement dans un autre pays : jusqu’à 90 jours calendaires, sur présentation du document officiel attestant la résidence à l’étranger, prorogeables pour une période identique si la nécessité de rester est justifiée et s’il est déclaré que la personne ne s’établira pas en Équateur.
- Bénéficiaire non propriétaire : le délai ne peut excéder la durée de validité du contrat de location ou du document attestant la possession du véhicule.
- Véhicules maritimes à usage privé de touriste : ils peuvent bénéficier, une seule fois, d’un délai de séjour allant jusqu’à un an.
L’absence transitoire du touriste ne suspend pas le délai de séjour du véhicule. Si un cas fortuit ou un cas de force majeure empêche la sortie obligatoire, le bénéficiaire doit en informer l’autorité douanière, préciser l’emplacement du véhicule et le responsable de sa garde, et peut donner procuration à un tiers uniquement pour le retirer du pays.
Exigences documentaires et points de passage habilités
L’article 8 énumère ce que le bénéficiaire doit présenter à l’administration douanière :
- Document national d’identification des touristes enregistrés.
- Permis accordé par l’autorité migratoire compétente.
- Permis de conduire valide du touriste responsable du régime, au format physique ou électronique.
- Carte grise, titre de propriété ou document équivalent valide du véhicule.
- Contrat de location ou document notarié ou apostillé du propriétaire, avec un délai déterminé, lorsque le bénéficiaire n’est pas le propriétaire.
- Biens et accessoires à bord limités à ceux d’usage ou de consommation personnelle, sans fins commerciales.
L’entrée et la sortie doivent s’effectuer par des points ou lieux habilités et sous contrôle douanier, bien que tout bureau de douane habilité du pays et le transport du véhicule par un autre moyen de transport soient admis. Le touriste est tenu d’informer le technicien opérateur de l’itinéraire qu’il prévoit de suivre sur le territoire national. Le manuel réglemente trois documents opérationnels : la Déclaration Sous Serment du Touriste (DJT), le Document Unique d’Internement Temporaire (DUIT) avec le Pérou et la Colombie, et l’Attestation d’Entrée Véhiculaire (CIV) du schéma binational avec le Pérou. Les véhicules sont constitués en garantie de plein droit en faveur de la douane.
Rétention, abandon définitif et saisie
Une fois le manquement confirmé, la douane notifiera le bénéficiaire ainsi que les autorités compétentes selon le type de véhicule —maritime, aérien ou terrestre— afin qu’elles collaborent à sa localisation et à sa rétention, les frais étant à la charge du bénéficiaire. Une fois le véhicule retenu, l’intéressé dispose d’un mois non prorogeable pour justifier le manquement ; si la justification est acceptée, le Directeur Distrital ordonne la restitution et le bénéficiaire doit conclure le régime dans les 48 heures suivant la notification. En l’absence de justification ou de régularisation, l’abandon définitif est déclaré conformément à l’article 143 du Code Organique de la Production, du Commerce et des Investissements.
Dans les cas de véhicules entrés en contournant les contrôles douaniers, il est procédé à la saisie et, par l’intermédiaire du Ministère des Relations Extérieures et de la Mobilité Humaine ou d’organismes internationaux, l’État de provenance présumée est notifié, lequel dispose de 90 jours pour réclamer le véhicule ; passé ce délai sans réponse, la confiscation administrative prévue à l’article 123 du même code est appliquée.
Le manuel entre en vigueur dès sa publication au Registre Officiel, c’est-à-dire à partir du 30 octobre 2026, et sa disposition transitoire accorde six mois à la Direction Nationale de l’Amélioration Continue et des Technologies de l’Information pour mettre à jour les procédures et les systèmes. Ce changement concerne les touristes étrangers, les Équatoriens résidant hors du pays, les transporteurs et les opérateurs frontaliers : le délai n’est plus calculé de manière autonome, mais dépend du registre migratoire, et l’obligation de déclarer l’itinéraire transforme le contrôle terrestre en un filtre avec des conséquences patrimoniales directes sur le véhicule.
Source : Registre Officiel, Troisième Supplément Nº 401, vendredi 30 octobre 2026, pág. 30 et suivantes (référence officielle : SENAE-SENAE-2026-0079-RE).