Moniteur Belge · 04 Nov 2026 · 4 vistas
Quatre dessins de Léon Spilliaert inscrits au patrimoine mobilier flamand
Por FactBox Admin

Le Moniteur belge du 4 novembre 2026 publie la décision définitive d’inscrire quatre œuvres de Léon Spilliaert à la liste du patrimoine mobilier de la Communauté flamande. La mesure a été prise le 28 octobre 2026 par la ministre flamande du Bien-être, de la Lutte contre la pauvreté, de la Culture et de l’Égalité des chances, et paraît aux pages 59206 à 59208 sous les références C − 2026/008081, C − 2026/008082, C − 2026/008083 et C − 2026/008084.
Quatre arrêtés, une même procédure
Chaque arrêté repose sur la même formule : « le bien culturel suivant est repris à titre de mesure définitive dans la liste du patrimoine mobilier de la Communauté flamande », section 1re (objets individuels), division 4 (patrimoine artistique). Les quatre notices sont bâties sur un canevas identique : description sommaire de l’œuvre, motivation détaillée, lieu de conservation et régime de propriété.
Les motivations invoquent trois critères récurrents du régime flamand du patrimoine mobilier : la rareté de la pièce dans l’œuvre de l’artiste, son caractère indispensable à la compréhension de son parcours et sa valeur de référence pour la recherche. L’inscription ne modifie pas le régime de propriété des biens, mais les fait entrer dans un statut protecteur.
Ce que protège désormais la liste
- Le nuage / De wolk (1902), crayon, encre de Chine lavée et pinceau sur papier, 253 x 372 mm, collection privée (propriété privée) — référence APA 2006, n° 11, p. 15 ; C − 2026/008081.
- De blauwe teil (1907), 48 x 63, collection Mu.ZEE, collection de la ville d’Ostende, inv. SM000058 (acquisition de 1955), propriété publique ; C − 2026/008082.
- Dijk en Kursaal (1er janvier 1909), encre de Chine lavée, pinceau et crayon de couleur sur papier, 490 x 648 mm, collection privée (propriété privée) ; C − 2026/008083.
- Dubbelportret van Paul-Gustave Van Hecke en Norine Deschryver (1920), gouache, aquarelle et encre sur carton, 1700 x 1200 mm, collection Mu.ZEE, inv. SM002531, propriété publique ; C − 2026/008084.
Le double portrait, pièce maîtresse de l’ensemble
Le Dubbelportret van Paul-Gustave Van Hecke en Norine Deschryver est présenté par l’arrêté comme « la plus grande œuvre que Léon Spilliaert ait jamais réalisée ». Le texte souligne l’écart technique — un dessin sur carton là où l’artiste travaillait surtout sur papier — et la synthèse de gouache, d’aquarelle et d’encre, propre à un autodidacte.
La notice insiste sur la charge critique du portrait de Paul-Gustave Van Hecke et de son épouse Norine Deschryver, figures centrales de la vie artistique flamande de l’entre-deux-guerres, et sur la valeur documentaire du tableau pour comprendre les rapports entre artiste et mécène. Elle rappelle qu’un double portrait comparable de Frits Van den Bergh (1923, KMSKA) figure également sur la liste des chefs-d’œuvre.
Les deux autres pièces conservées dans le domaine public se trouvent à Mu.ZEE, à Ostende ; De wolk et Dijk en Kursaal restent en mains privées.
Soixante jours pour saisir le Conseil d’État
Chacun des quatre arrêtés reproduit la même mention de recours : un recours en annulation ou une demande de suspension de l’exécution peut être introduit devant la section du contentieux administratif du Conseil d’État.
- Délai : soixante jours à compter de la notification de la décision ; à défaut de notification, à compter du jour où le requérant en a eu connaissance.
- Voie électronique : site sécurisé du Conseil d’État.
- Voie postale : requête recommandée adressée au Conseil d’État, rue de la Science 33, à 1040 Bruxelles.
Le même jour, le Moniteur belge publie une cinquième inscription du même type, celle du Triomf van Minerva de Jacob Jordaens (collection de la Communauté flamande, inv. BK009768), conservé au Museum Plantin-Moretus (C − 2026/008085).
Portée
Pour les collectionneurs et les institutions, ces quatre inscriptions figent le statut de pièces parmi les plus significatives du fonds Spilliaert conservé en Flandre : deux d’entre elles quittent de fait le champ d’une circulation libre, tandis que toute contestation doit désormais s’exercer, dans les soixante jours, devant la plus haute juridiction administrative du pays.
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Source officielle : Moniteur belge n° 2026/008081 à 2026/008084, 4 novembre 2026, p. 59206-59208.