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Boletín Oficial de la Ciudad Autónoma de Melilla · 20 Oct 2026 · 2 vistas

Melilla subventionne la mosquée Abu Bakr à hauteur de 15 000 euros

Por FactBox Admin

Melilla subvenciona con 15.000 euros a la mezquita Abu Bakr

Le Conseil de la Culture, du Patrimoine Culturel et des Personnes Âgées de la Ville Autonome de Melilla a approuvé une convention de collaboration avec la Communauté Islamique Abu Bakr Asseddik, par laquelle la Ville apportera 15 000 euros pour financer, durant l’exercice 2026, l’embauche d’un imam à mi-temps, la réparation de l’assainissement des toilettes du rez-de-chaussée et les dépenses ordinaires de la mosquée. L’accord a été signé le 13 octobre 2026 par la conseillère Fadela Mohatar Maanan et le représentant de l’entité, Abderrahman Tahrichi Dabbou, et est publié au Bulletin Officiel de la Ville Autonome de Melilla (BOME) n° 6424, du 20 octobre 2026, sous la référence officielle BOME-A-2026-1182.

La convention est inscrite au Registre des Conventions de la Ville Autonome de Melilla sous le numéro CON2600243 et a été approuvée par le Conseil sous le numéro de dossier 2026000960, en date du 13 octobre 2026. L’entité bénéficiaire est enregistrée sous le CIF R5200059C et domiciliée Carretera Hidúm, 54, à Melilla.

Subvention directe imputée aux budgets de 2026

Le texte s’appuie sur le régime de subvention directe prévu aux articles 22.2 et 28 de la Loi 38/2003, du 17 novembre, Générale sur les Subventions, et à l’article 19 du Règlement Général des Subventions de la Ville Autonome de Melilla. La raison réside dans l’existence d’une prévision nominative dans les budgets municipaux de cette année : l’application budgétaire 2026 04/92411/48000, dénommée « MOSQUÉE ABU BAKR », rattachée au Conseil de la Culture, du Patrimoine Culturel et des Personnes Âgées.

La convention est incluse dans le Plan Stratégique de Subventions de la Ville Autonome de Melilla pour la période 2024-2026, dont la dernière modification a été publiée au BOME n° 6410, du 1er septembre 2026. La compétence du Conseil découle de la répartition fixée par l’Accord du Conseil de Gouvernement n° 538, publié au BOME extraordinaire n° 54, du 31 juillet 2023, qui lui attribue la collaboration avec les entités religieuses et la Table Interconfessionnelle.

Un imam, les toilettes et la facture d’électricité

L’objet de la convention est de garantir l’assistance religieuse et communautaire ainsi que le fonctionnement ordinaire du temple. Le détail économique présenté par l’entité s’élève à 15 041,20 euros, dont la Ville acceptera comme montant justifiable jusqu’à 15 000 euros ; la différence devra être couverte par la communauté islamique sur ses fonds propres, conformément aux exigences de l’article 30 de la Loi Générale sur les Subventions.

  • Réparation de l’assainissement des toilettes du rez-de-chaussée : 5 855,20 euros.
  • Honoraires pour la gestion du permis de construire : 936,00 euros.
  • Personnel (ministre du culte à mi-temps) : 3 750,00 euros, dont 2 100 euros de salaire brut, 900 de cotisations, 300 de conseil juridique social et 400 de prévention des risques professionnels.
  • Fourniture d’énergie électrique : 1 600,00 euros.
  • Matériel, produits de nettoyage et d’hygiène : 1 400,00 euros.
  • Maintenance et petites réparations dues à l’usure : 1 500,00 euros.

Le mémoire de l’entité prévoyait également l’embauche d’un agent de nettoyage et la réalisation d’activités religieuses, éducatives et socioculturelles, bien que le détail des dépenses justifiables recueilli dans la convention se limite aux concepts précédents. La réparation comprend l’inspection et le diagnostic du réseau, le remplacement des éléments défectueux, la remise en état des revêtements et des sols, les tests d’étanchéité et l’évacuation des déchets.

Validité annuelle et obligation de justification

La convention est valable du 1er janvier au 31 décembre 2026 inclus, et n’établit aucun régime de garantie compte tenu de la nature de l’entité. La Communauté Islamique devra justifier la subvention par un compte justificatif dans les trois mois suivant la fin du délai, se soumettre au contrôle financier de l’Intervention de la Ville et rendre public le caractère public du financement.

Le non-respect des clauses oblige au remboursement des sommes perçues avec les intérêts de retard correspondants. Une commission de suivi paritaire composée de deux membres par institution pourra être constituée, et les litiges seront résolus devant les tribunaux administratifs de Melilla.

Impact pour la communauté musulmane locale

Il s’agit de fonds publics nominatifs alloués à une confession spécifique, c’est pourquoi le détail des dépenses — du salaire de l’imam à la facture d’électricité — est exposé au contrôle du voisinage et à la fiscalisation de l’Intervention municipale. La convention révèle également l’état de conservation d’un édifice cultuel dans le quartier de Hidúm, dont les toilettes du rez-de-chaussée nécessitaient des travaux d’assainissement évalués à près de 6 800 euros, permis inclus.


Source : Bulletin Officiel de la Ville Autonome de Melilla (BOME), n° 6424, du 20 octobre 2026, section I, p. 5218-5224 (référence officielle : BOME-A-2026-1182).